Les posters et billets scientifiques qui présentent les projets des étudiants de M1 Lettres Modernes pour le séminaire "Humanités numériques. Littérature et informatique"
Combien d’entre nous avons déjà eu l’envie de lire un comics Marvel parce qu’on a adoré le film et que l’on voulait découvrir les récits originels de ses héros ? Sauf que, face au nombre abondant de comics, on ne l’a jamais fait parce qu’on ne savait pas par où commencer. On a regardé sur internet, surfant de site en site sans jamais trouver la solution qu’on cherchait. Et on finissait par regarder encore une fois le ou les films qui nous intéressaient. Cette ère est révolue.
L’univers des comics est vaste et il est facile de se perdre très rapidement. Même en partant du film, il est difficile de retrouver les comics qui nous intéressent. C’est pour cela que nous avons créé un site pour aider les amateurs des films Marvel à trouver les ouvrages qui pourraient leur plaire et ainsi les guider dans la lecture des comics. Le principe de ce site est de regrouper les comics en lien avec l’adaptation cinématographique et de les mettre en relation. Cela facilite la recherche des comics quand on ne sait pas par où commencer et nous donne une idée sur quel comics est susceptible de nous plaire.
Pour ce projet, en raison de l’ampleur de l’univers Marvel, on a commencé en se concentrant sur un seul de leur héros et son premier film Doctor Strange sorti en 2016. On a cherché les comics qui correspondent au scénario du film. Ceux qui ont inspiré le film et vice versa. Et en fonction des scènes du film on a mis en relation les planches du comics qui correspondaient.
Le film est découpé en plusieurs scènes. On souhaite par exemple retrouver comment la scène du sauvetage de Doctor Strange par l’infirmière est traitée dans les comics. On trouve sur la page du site l’extrait du film et à côté la planche voire la case du comics qui correspond au passage. Si lors du visionnage de la scène du film, l’histoire relatée par le comics intéresse l’utilisateur, alors il n’a plus qu’à se le procurer. Cela est possible car sur le haut de la page est mentionnée la référence du comics afin que l’on puisse facilement le retrouver. À cela vient s’ajouter toutes les informations nécessaires à la compréhension du comics présenté pour éviter de désorienté l’utilisateur avec un contexte ou des personnages qu’il ne connaît pas. Le site affichera également sous la vidéo des commentaires brefs qui soulignent les similitudes et les différences entre les deux supports.
Voilà un petit support visuel pour mieux comprendre le site :
On l’a voulu facile d’utilisation et surtout de compréhension. Vous pouvez voir un extrait du film et voir le comics correspondant à la scène en question. Et voilà, plus besoin de passer plusieurs heures sur internet à la recherche de comics Marvel. Vous allez enfin pouvoir lire les histoires de vos héros préférés !
On a toujours besoin d’un plus petit que soi : la quête de légitimité de la microfiction.
Une légende urbaine de la littérature comme il en existe tant prétend qu’un soir, au restaurant, Hemingway tint les paris sur son talent à écrire un roman en seulement six mots. L’œuvre qu’il produisit à cette occasion, et qui lui permit d’empocher ses gains, était la suivante : « For sale: baby shoes, never worn » (A vendre: chaussures bébé, jamais portées). Si des enquêtes plus poussées ont permis de remettre en doute la paternité d’Hemingway sur ce minuscule roman, ce dernier est le témoin d’un intérêt croissant et non démenti au cours des siècles pour la microfiction. Parfois appelée « micro-récit », « micronouvelle », « flash fiction » chez les anglophones ou encore « nanofictions » en référence à un récent recueil de l’auteur Patrick Baud, le genre possède des racines à la fois anciennes et en constant renouvellement.
Preuve en est : son implantation sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter. Dès juin 2009, des comptes francophones se sont lancés dans la publication de micronouvelles égales ou inférieures à 140 caractères. La contrainte de caractères étant alors très élevée, le phénomène s’est amplifié avec l’élargissement de la limite de caractères de Twitter en novembre 2017 à 280.
Sur ce réseau social, on retrouve la diversité des registres de la microfiction : des fictions d’horreur, du fantastique, mais aussi une veine plutôt réaliste ou encore de la littérature jeunesse, qui ressemble alors à des sortes de blagues ou d’anecdotes chuchotées dans le creux d’une oreille entre enfants.
L’intérêt de Twitter est de lier directement le texte d’origine, la création littéraire et les réactions qu’elle suscite : positives ou négatives, mais aussi des conseils ou des propositions de fin alternatives. S’il est difficile de mesurer l’impact de ces réactions sur le travail ultérieur de l’auteur, la convivialité innovante que permet Twitter rapproche davantage ce type de publication à celles de fictions sur des sites comme Wattpad ou des forums littéraires délaissés qu’à des publications par des maisons d’éditions.
Pourtant, des maisons d’éditions comme Flammarion se sont emparées des Nanofictions de Patrick Baud dans un recueil en y ajoutant des illustrations. Séparées de toutes leurs interactions, les nanofictions y gagnent des dessins qui illustrent ou détournent du texte. Ces formats papiers sont esthétiques mais ramènent à ce qu’il semble être une époque révolue de la microfiction qui n’en tire pas vraiment bénéfice. La microfiction semble aujourd’hui s’inscrire comme un genre interactif et jeune. La popularité du recueil de Patrick Baud (Une réédition augmentée a eu lieu en octobre 2019) semble due à la publication postérieure des Nanofictions sur Twitter, ce qui interroge sur le devenir de la microfiction en dehors de ce cadre. Elle s’est développée dans les circuits amateurs et en complément d’autres œuvres, mais elle reste un genre de niche, peu connu et peu valorisé. On note l’arrivée très tardive des prix littéraires qui récompensent ses œuvres et ses auteurs, des prix qui par ailleurs isolent le genre des autres formes de récits, comme si ces micronouvelles valaient moins que des romans.
La microfiction est néanmoins plébiscité par des auteurs jeunes, récemment primés, qui défendent ce genre comme égal au roman. Alice Munro, prix Nobel de littérature en 2013, parle ainsi de ses espérances pour la microfiction : « J’aimerais que ce genre arrive au premier plan, sans aucun restriction, sans qu’il doive se faire passer pour un roman. » L’avenir reste incertain pour la microfiction mais elle semble être parvenue à faire sa place autrement. Quant aux roman-fleuve, qu’ils soient avertis des conséquences du dédain envers leur sœur plus brève : Qui méprise les petites choses n’en aura jamais de grandes.
Il y a de cela des années fut inventée une langue : le quenya. Aujourd’hui oubliée de beaucoup, elle sert principalement dans les rituels ou autres cérémonies sacrées.
Très bien, mais qui parle cette langue, vous allez me dire ! Eh bien, ce sont les Elfes.
Les Elfes ? Oui, mais pas n’importe lesquels : ce sont ceux de J.R.R Tolkien.
L’univers du Seigneur des Anneaux est composé de plusieurs langues fictives. Parmi elles, se trouve le quenya, le haut elfique qui s’inspire, notamment, du grec et du latin.
Pour la petite histoire, cette langue descend de l’eldarin commun, la première langue des Elfes. Peu à peu, le quenya s’étend en Terre du Milieu où il évolue. Cependant, le roi Elu Thingol en proscrit l’usage ; le quenya est finalement supplanté par le sindarin.
Le quenya devient alors une langue d’emploi second qui est parlée uniquement lors de cérémonies ou autres événements formels.
Peu de gens le savent, mais, dans les films de Peter Jackson, nous entendons bien les deux langues elfiques : le sindarin (parlé par Legolas et son peuple) et le quenya (parlé par Arwen, Elrond et Aragorn).
Voilà, vous connaissez maintenant la fondation de notre projet. En premier lieu, nous avons visité le site Ambar Eldaron qui offre un grand nombre de textes avec leur traduction en elfique. Suite à cela, nous en sommes venus à nous demander si le quenya pouvait être employé pour traduire, c’est-à-dire si cette langue pouvait s’adapter à des univers autres que celui de Tolkien.
Pour ce faire, nous avons choisi deux textes : un de Tolkien afin de comprendre le fonctionnement de la langue dans son univers d’origine et un autre de Lamartine afin de voir comment la langue s’adapte au courant romantique.
Nous avons choisi de poster le résultat de nos analyses de manière à ce que le quenya soit découvert d’une façon ludique et pratique.
Par exemple, en se rendant sur la page consacrée au texte de Tolkien, nous obtenons trois versions : une en Français, la seconde en elfique romanisé et la dernière en police elfique.
Le suspens a assez duré : il est temps de vous dire si les traductions en quenya s’attachent au sens de leurs textes sources. Eh bien, la réponse est non. Bien que nous ayons un dictionnaire assez fourni, le vocabulaire qu’il contient est ancré dans l’univers du Seigneur des Anneaux. Ainsi, lorsque le quenya est employé pour traduire un texte romantique, certains termes employés par Lamartine ne trouvent pas d’équivalents elfiques ; les connotations qui leur sont associées sont perdues dans la traduction.
Pour avoir une traduction fidèle au texte d’origine, il faut que les sujets abordés soient également susceptibles de l’être par les Elfes dans la Terre du Milieu, ce qui explique la parfaite similitude entre les versions française et elfique de La Complainte de Galadriel.
Cependant, ne laissez pas cela vous arrêter : le quenya n’en reste pas moins une langue belle et essentielle pour comprendre le grand univers du Seigneur des anneaux.
Depuis l’apparition du média informatique, de nombreuses questions se posent sur sa place dans les paysages scientifiques, économiques, artistiques…
En effet, la bande-dessinée elle aussi tente de s’adapter à ce nouveau format tant plébiscité. Quelle sont les résultats de cette « migration » de support ? Cela est-il aussi pertinent pour un document principalement graphique que pour un document purement textuel ? Quel est son impact sur le secteur de la bande-dessinée ? Sur le processus créatif, sur les auteurs ?
C’est par l’intermédiaire de ce projet que nous avons décidé de tenter d’apporter, sinon des réponses, au moins des réflexions pertinentes à ce sujet, dans l’espoir humble de permettre à quiconque s’y intéresserait d’y voir un panorama complet des différentes problématiques qui se posent aujourd’hui dans la grande question opposant peut-être trop souvent le format imprimé au format numérique.
Pour commencer, rappelons la définition Larousse de la bande-dessinée : « Mode de narration utilisant une succession d’images dessinées, incluant, à l’intérieur de bulles, les paroles, sentiments ou pensées des protagonistes. ».
Cette définition semble tout à fait correcte à la fois pour la bande-dessinée classique, mais aussi pour la numérique, pour laquelle on pourrait cependant ajouter divers éléments, notamment sur la structure : la BD numérique, contrairement à celle sur support papier, possède souvent aujourd’hui un format « longiligne », c’est à dire que nombre d’entre-elles se présentent sous un format où, plutôt que d’explorer une page d’un coup d’œil, le lecteur fait défiler l’histoire vers le bas jusqu’à arriver à sa conclusion.
Cette transformation de structure est notable, car même si elle ne brise pas les codes initiaux de la BD, elle reste néanmoins une adaptation notable au support, puisqu’il s’agit d’une évolution visant à exploiter au maximum les barres de défilement des pages internet et autres logiciels de lecture. Il a de plus le bénéfice de rendre la lecture bien plus agréable notamment sur un smartphone, où le lecteur doit simplement faire défiler au lieu de péniblement se concentrer et agrandir telle ou telle case d’une page de BD.
Ajoutons à cela les différences classiques du format numérique : une œuvre numérique étant à priori copiable à souhait, stockable sur une infinité de machines, en plusieurs exemplaires si nécessaire, elle sera toujours fondamentalement plus difficile à faire disparaître qu’une œuvre papier. Elle est en plus bien plus facile à transmette et faire évoluer, à mettre à jour, cela-même en en gardant les précédentes versions.
Schéma datant de 2005 et représentant le stockage des documents numériques
Même si elle ne sont pas forcément exploitées, on note aussi de nouvelles libertés offertes par le support numérique dans le cadre de la bande-dessinée : on peut y ajouter des sons, des animations, faire évoluer le cadre et la structure au fur et à mesure de la progression du lecteur, qui elle aussi peut-être influencée au besoin selon le rythme de narration, les événements de l’histoire, ou tout autre processus narratif jugé digne de l’influencer par l’auteur.
Progression de la narration clic après clic dans la bande-dessinée en ligne John Lecrocheur
Mais ce n’est pas tout ! Si la bande dessinée évolue en tant que média d’art, il en est de même de tout ce qui l’entoure ! Du côté des bande-dessinées sur internet, par exemple, on retrouve des exemples de l’influence de l’interactivité du Web 2.0, comme par exemple des sections « commentaires », des forums de lecteurs intégrés pour réagir et discuter entre fans des différentes planches.
Cela peut aller encore plus loin, certains sites allant même jusqu’à proposer de véritables encyclopédies complètes de l’univers de leur création sur leur site, via notamment des liens hypertexte.
Enfin, les plateformes d’échanges entre différents auteurs de tous niveaux et lecteurs présentent un intérêt certain ; des plateformes telles que Webtoons qui permettent à chacun de partager ses créations afin d’en recueillir avis et critiques et de faire noter ses bandes-dessinées par les différents internautes. Plus axée sur le numérique, la plateforme Turbomédia permet aussi de partager des créations, mais aussi et surtout d’en lire : le principal attrait, c’est que les BD y sont pensées pour le format numérique et en exploitent les possibilités.
Ainsi, quel que soit son niveau, chacun peut s’y prétendre auteur, s’améliorer ou même, si le succès est au rendez-vous, faire de ce qui est peut-être un hobby une véritable carrière.
Exempte de notion de prestige pré-existant, et traitée ainsi comme une notion hautement participative, ces plateformes peuvent faire réfléchir à la notion d’auteur et de ses évolutions.
Ainsi, avec les nouvelles méthodes de création artistiques proposées par le numérique, de plus en plus de personnes peuvent se faire auteures et partager avec le monde entier.
Que dire en plus des plateformes telles que Storyboardthat qui propose à l’utilisateur de créer une véritable bande-dessinée scénarisée à partir de nombreux décors, personnages, formes et bulles directement via un outil intégré au site ?
Exemples de bande-dessinées (ici à une seule case) créées via le site Storyboardthat
Même si il n’y a aucun doute quant à la vastité de la problématique que cela pose dans d’autres domaines (la question des droits d’auteur, par exemple), on ne peut nier que le numérique, en plus de son côté pratique reconnu, permet à de plus en plus d’auteurs de bande-dessinées de participer de manières diverses, variées et originales à ce grand média qu’est le neuvième art.
Bibliogaphie :
Les articles :
BAUDRY Julien, Paradoxes of innovation in french digital comics, Cambridge, Édition : The Comic Grid, (coll.) Poetics of Digital Comics, 20 mars 2018.
CÔME Martin, With, against or beyond print ? Digital comics in search of a specific status, Cambridge, Édition : The Comic Grid, (coll.) Poetics of Digital Comics, 27 septembre 2017.
WERSHLER Darren, Digital comics, circulation, and the importance of being Eric Sluis, vol. 50, n°3, Texas, Édition : University of Texas Press, (coll.) Cinema Journal, printemps 2011, p. 127-134.
On entend souvent parler de la France comme du « pays qui consomme le plus de mangas après le Japon »… Par extension, on peut se demander si le lectorat français écrit aussi des critiques de ce genre littéraire.
C’est à travers le manga culte de Yukito Kishiro, Gunnm, pilier de la bande dessinée nippone et de la science-fiction, que nous comparerons les différentes critiques que nous avons sélectionné.
C’est sur Nostroblog, une plateforme collaborative que nous trouvons notre premier article au sujet de Gunnm. Ici, l’objectif est de faire le lien avec l’oeuvre de Sartre et l’existentialisme.
Si l’idée est bonne, la réalisation a ses limites. En effet, l’article est un peu trop complexe pour un public qui ne connait pas Sartre et à la fois, trop en surface pour un public initié.
Cependant, l’initiative est bonne puisqu’elle permets d’ouvrir le monde du manga à des concepts littéraires qu’on aurait tendance à lui refuser.
Nous retrouvons ensuite la vidéo du youtubeur Manga Sky au sujet de Gunnm. Contrairement à Nostroblog qui va pousser l’analyse de l’oeuvre assez loin, cette vidéo reste en surface. Le but étant de donner un avis construit sans spoiler la personne qui regardera. Même si l’auteur donne son avis au sujet de l’oeuvre, on est plus sur une présentation orientée par son avis que sur une véritable critique qui reprendrait point par point l’oeuvre en répondant à une problématique.
Néanmoins, elle a le mérite de toucher un public plus large puisqu’elle ne rentre pas dans des réflexions qui demandent des connaissances précises. De plus, le format vidéo donne un coté dynamique et entraînant avec la musique, le défilement des planches du mangas etc…
LA CRITIQUE PROFESSIONNELLE
Dans un premier temps, nous nous sommes intéressé au journal Le Monde. Ce dernier publie régulièrement des critiques au sujet de mangas sur son site, Gunnm ne fait pas exception.
Cependant, sa critique repose majoritairement sur son lien avec le film qui devait sortir à l’époque de la publication. On retrouve, en effet, une présentation du manga avec les grandes lignes du récit et les enjeux de l’oeuvre mais tout est tourné vers l’adaptation cinématographique en cours de production.
Les auteurs partent du principe que Gunnm est déjà culte et qu’il n’y a pas besoin de débattre sur son contenu mais simplement de le présenter pour faire le lien avec le film.
Ensuite, une seconde source professionnelle très différente nous est apparue : l’article de Denis Taillandier, un universitaire. Ici, on ne reste pas en surface. L’oeuvre est détaillée, précisée avec des termes techniques et des mots japonais, tout en répondant à une problématique et en mettant l’étude dans un certain contexte.
Cependant, ce n’est pas vraiment une critique mais un véritable commentaire littéraire. Il faut que le lectorat soit intéressé et par les mangas et par la problématique qu’il développe tout en ayant des connaissance littéraire solide ou du moins un intérêt pour cela puisque l’article est long et complexe.
Ce n’est clairement pas le genre d’article simple et accessible à un public non-initié.
BILAN
Il est plutôt simple de trouver des critiques au sujet du manga sur internet. On en trouve sur différents supports comme des blogs et youtube mais aussi sur des réseaux sociaux comme Instagram. Cependant, la critique professionnelle reste encore peu présente. Pour trouver ce type de critique, il faut s’intéresser aux œuvres célèbres ou aux sorties récentes dont les éditeurs font la promotions de partout.
Cependant, tout espoir n’est pas perdu avec l’apparition du magazine ATOM en 2017 qui offre à son lectorat une critique professionnelle sur diverses œuvres. Cependant, notre recherche se basait sur des critiques de mangas en ligne exclusivement.
La question de l’immigration est une des questions les plus urgentes et controversées des années dernières dans tout l’Europe. Un défi qui concerne aussi directement la population civile dans sa vie quotidienne. Selon un rapport de United High Commissioner for Refugees (UNHCR) plus de 71 millions d’hommes du monde entier étaient concernés par le déplacement forcé. Fin 2017, 7,4 millions réfugiés ont dû être répartis entre les 46 pays européens. Comparée à l’Allemagne et la France qui sont en deuxième et troisième position après la Turquie dans l’acceptation des réfugiés, la Pologne est un des pays avec un taux d’immigration très bas.Au contraire, entre les années 2000 et 2015 la Pologne était même confrontée à une émigration de sa population. Comment est-ce que ce flux d’immigrés issus d’une autre culture a influencé l’ambiance politique et sociale dans les pays destinataires ? Et comment analyser cette ambiance envers l’immigration dans ces trois pays qui font face à des défis différents ?
Nous nous sommes posé ces questions et nous nous sommes lancées ensuite dans une recherche pénible sur le moteur de recherche Sketch Engine. C’est un site Internet qui collectionne des extraits des blogs, des discours politiques, des articles de presse et d’autres sortes de textes donc qui donne une bonne aperçu générale sur l’opinion publique de tous les secteurs qui construisent une société. Ce site offre des corpus (comme les linguistes appellent une telle collection des données de textes) entre autres en polonais, allemand et français et l’accès par notre université nous a permis de comparer l’ambiance dans les trois pays et nous a menés à des résultats intéressants et révélateurs. Sketch Engine permet également de créer des graphiques qui illustrent l’usage des mots en contexte avec l’immigration.
Dans trois tableaux Excel, nous avons classifié les résultats en citant les phrases exemplaires, la source, le type de discours et le sens (négatif, positif, neutre). Après, nous nous sommes mis à comparer les mots clés du langage utilisé autour de l’immigration dans les trois langues.
En conséquence, voilà ce qui est le plus intéressant après cette explication sèche de l’analyse: Qu’avons-nous finalement découvert ?
D’abord, ce qui n’étonne pas: la droite tient dans les trois pays un discours hostile envers les immigrés et cite l’immigration souvent dans le contexte de l’échec totale de la société et des problèmes fondamentaux qu’elle cause: chômage persistant, régression sociale, immigration coûteuse et destructrice des valeurs nationales. Ce discours est mené d’une façon un peu plus souvent polémique en France qu’en Allemagne et il y a des voix dans les deux pays qui s’engagent pour des quotas d’immigration ou une immigration régulée. En plus, les problèmes migratoires renvoient bien souvent à l’histoire du pays, donc on parle en Allemagne de l’immigration turque et aussi juive et en Pologne l’immigration des voisins de l’est. Comme on voit bien sur les graphiques, les mots utilisés autour de l’immigration sont divisés avec une tendance dans le négatif dans tous les trois pays.
Ce qui étonne: On s’attendait à une attitude défavorable de la Pologne en raison de l’orientation politique conservatrice du pays, mais les sources indiquent plutôt une attitude neutre envers les immigrés. Probablement parce qu’il n’y en a pas énormément et parce que les Polonais sont amenés à quitter aussi souvent leur pays pour le travail. D’ailleurs, on pourrait aussi entendre quelques voix polémiques défavorables en Allemagne, même si l’attitude politique était pour la plupart positive et que les travailleurs immigrés de la Turquie font maintenant parti depuis plus que 50 ans de la société. Le raisonnement allemand cherche donc à aborder le problème constructivement et d’une façon logique – la polémique, ce débordement d’émotion étonne quand même considérant les préjugés existants envers les Allemands.
Ce qui donne de l’espoir: les organisations humanitaires non religieuses et religieuses, les discours politiques et les syndicats qui s’engagent pour les droits de l’homme et un traitement respectueux des personnes défavorisées en France comme en Allemagne.
Donc, il est certain que l’immigration pose actuellement un grand défi pour la société européenne qui fait face à l’intégration des gens d’une autre culture avec d’autres valeurs, et c’est en tenant compte de cette réalité qu’il faut soutenir les voix qui s’engagent pour les solutions constructives.
Voici deux sites d’écriture en ligne français, aux propriétés similaires mais néanmoins différentes.
Scribbook est peu être le plus difficile à prendre en main, mais il reste le site guidant le plus son utilisateur dans son écriture. Lorsque l’on débute notre manuscrit, nous avons le choix entre plusieurs canevas qui servent de bases ou différents modes défis. À l’inverse de WriteControl qui nous laisse carte blanche sur la manière dont nous voulons constituer notre manuscrit.
1 Exemple du canevas « Le voyage du héros » sur Scribbook
2 Interface d’écriture WriteControl
Voici un tableau récapitulatif des principales similarités et différences relevées entre les deux sites.
Eléments
Similarités
Différences
Writecontrol
Scribbook
Page d’accueil
Présentation claire du site
Possibilité de voter pour les futures fonctionnalités voulues
Possibilité de changer le thème du site
Plus difficile à prendre en main (moins instinctif)
Interface d’écriture
Interface claire
Personnalisation de l’interface d’écriture libre
900+ polices d’écriture
Peut-être plus compliquée à prendre en main (besoin de suivre le tutoriel)
Propose des constructions types d’histoire avant de commencer à écrire
Fiche de création personnage
Gratuites et assez complètes
Fiche plus détaillée concernant la description physique
Plus d’options en mode premium
Organisation des chapitres
Possibilité de découper les chapitres en un nombre indéfini de « tuiles »
Organisation claire sur le côté gauche de l’écran
Calcul des statistiques d’écriture
Statistiques d’écriture uniquement chiffrée (pas de graphique)
Suivi des statistiques par graphique
Ajout de documents/liens externes
Possibilité d’importer des liens externes pour documentation
Nombre limité à 5 documents par livres
Accès au document sans connexion au réseau
Pas d’accès au document hors ligne
Conseils d’écriture/blog
Proposent des posts gratuits (quelques conseil d’écriture)
Via groupes sur réseaux sociaux, conseils entre utilisateurs
Présence sur les réseaux sociaux
Présents sur Facebook, Twitter, Discord, Instagram, Youtube
Généralement plus d’abonnés/followers
Communauté plus active
Groupe Facebook : Le cercle de plumes
Propositions d’autres services
Impression du livre possible (par le biais d’un partenariat avec une imprimerie de la région Nord)
Propose de mettre en relation avec un correcteur
Proposition d’ateliers d’écriture (payant)
Possibilité de créer la couverture du livre
Organisation de concours pour le NaNoWriMo (avec partenaires)
Il ne semble pas y avoir d’autres partenaires hors concours
Autres
Versions mobile en cours de développement (application)
Pas de possibilité de co-écriture
Actuellement, pas de mode premium (pourrait éventuellement arriver)
L’avantage de ces deux sites internet est leur communication en ligne sur les réseaux sociaux. Bien que le créateur de Scribbook semble utiliser les siens pratiquement uniquement pour communiquer sur les mises à jours et nouvelles fonctionnalités du site, les deux sites d’écriture aiment interagir avec leurs utilisateurs, créant ainsi plus de liens entre eux et la plateforme.
L’avantage d’une telle proximité avec leurs utilisateurs est que cela leur permet de constater les besoins de ces derniers, et d’adapter leur nouvelles fonctionnalités de cette manière. Comme on peut le voir sur la page d’accueil de WriteControl qui permet aux utilisateurs de voter pour les fonctionnalités qu’ils souhaiteraient voir apparaître sur le site.
En conclusion, ces deux sites d’écriture ont été pensés et créés pour les amateurs d’écriture qui trouveront forcément leur compte sur l’un ou sur l’autre ! Tous deux présentent des fonctionnalités qui leur sont propres et uniques. Et on ne peut qu’attendre avec impatience les futures mises à jour.