Les posters et billets scientifiques qui présentent les projets des étudiants de M1 Lettres Modernes pour le séminaire "Humanités numériques. Littérature et informatique"
On le connaît tous notre grand et valeureux Ulysse ! Figure emblématique de la mythologie grecque on l’a déjà rencontré lors d’un cours à l’école, dans des livres et bandes dessinées, ou même dans des séries et films. Repris sous de nombreux formats, L’Odyssée d’Homère, retraçant le voyage du héros Ulysse à travers la Méditerranée, est l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature et a inspiré un grand nombre d’œuvre littéraires et artistiques dans le monde.
Qu’est-ce que l’Odyssée ?
L’Odyssée est une épopée grecque antique écrite par Homère vers la fin du VIIIe siècle av. J-C. Considéré comme l’un des plus grands textes fondateurs de la culture grecque antique avec l’Iliade, ce récit se situe à la suite de l’Iliade, première partie de l’épopée d’Homère racontant la guerre de Troie qui précède le voyage d’Ulysse pour rentrer chez lui. L’Odyssée compte vingt-quatre chants constituant le récit de voyage rempli d’aventure singulière du personnage d’Ulysse.
L’Odyssée raconte le voyage d’Ulysse, roi d’Ithaque, pour rentrer chez lui après la guerre de Troie. Héros pourtant particulièrement rusé auquel le retour ne cesse d’être repoussé. Un périple au sein d’une mer immense sur laquelle le héros semble voguer indéfiniment durant dix ans pour retrouver son île et délivrer son épouse Pénélope. En proie à la colère des dieux, Ulysse voit son chemin semé d’embûches et va tout au long de son trajet faire face à de nombreuses situations périlleuses.
Même si aujourd’hui, les péripéties d’Ulysse s’intègrent plus ou moins dans notre culture générale, sommes-nous réellement capable de restituer avec facilité le parcours d’Ulysse ? L’Odyssée étant un texte long et laborieux à la lecture, on se demande alors si il n’y a pas la possibilité de créer une interface qui à la fois facilite la compréhension de l’œuvre pour un jeune public mais rend aussi compte du texte original ?
La carte interactive : une interface ludique et complète
L’Odyssée raconte un trajet et s’inscrit donc dans une temporalité et une géographie précise. La carte offre une représentation visuelle du voyage d’Ulysse dans sa totalité et s’arrête sur les moments forts de l’Odyssée. Elle permet de comprendre le texte dans le temps : Les étapes sont classées par ordre chronologique au texte. Puis, permet aussi de comprendre les lieux d’arrêts du trajet : Les étapes sont cartographiées .
Cette configuration de la carte à la fois spatiale et temporelle permet de créer du sens à une œuvre qui peut être difficile d’accès. De plus, chaque étapes offrent la lecture d’un passage du chant et de la poésie d’Homère afin de débuter une découverte en douceur du mythe dans sa forme originale. Cela facilite l’organisation des idées et des notions du textes qui n’apparaissent plus de manière linéaire. Elle permettra au jeune lecteur d’avoir une vue synthétique du chant et d’en dégager les éléments essentiels. Il pourra s’en servir par exemple afin de chercher des idées pour une rédaction, préparer un exposé ou tout simplement faire ses premiers pas dans la lecture du mythe d’Ulysse.
Les phénomènes littéraires ne sont pas exclusifs à notre siècle. C’est un succès qui peut toucher n’importe quel auteur, peu importe le genre qu’il écrit. L’arrivée du numérique a réussi à intensifier l’ampleur que peuvent prendre certaines œuvres grâce aux réseaux sociaux, aux blogs etc. La culture geek, désignant les passionnés de technologies, de jeux vidéo, de l’imaginaire sous toutes ses formes, va alors réussir à mettre en avant les univers qu’ils aiment grâce à la création des Wikis. Ces sites, bien que méconnus de certains, vont prendre une grande importance auprès des fans et vont alors impacter leur expérience de lecture.
Ward Cunningham
Mais qu’est-ce qu’un Wiki ? C’est tout simplement un site collaboratif. Il recense des informations comme une encyclopédie, à laquelle chaque utilisateur peut participer. Le premier a été créé en 1995 par Ward Cunningham. Le plus connu d’entre tous est Wikipédia qui regroupe des renseignements sur tous les domaines ; il existe néanmoins des Wikis spécialisés sur des œuvres, sagas, séries ou encore des jeux vidéo. Grâce à ces sites-là, un autre phénomène se développe : celui des Fandoms, une communauté informelle de fan d’un univers.
Mais qui utilise les Wikis ? Pourquoi ? Qu’est-ce que cela apporte à leur lecture ? Pour répondre à tout ça nous avons créé un sondage sur les Wikis mais également sur les Fandoms et leur appartenance à celles-ci. Sur 112 ayant répondu, 63,4% connaissent les Wikis et 48,2% les utilisent. Les plus utilisés sont Wikipédia et le Wiki Harry Potter. D’autres réponses démontrent que l’utilisation des Wikis dépend de ce que la personne lit. Quant à leur utilité, les personnes ont indiqué qu’ils y allaient afin d’avoir des informations complémentaires sur l’œuvre, sur un personnage, sur l’univers, retrouver des renseignements oubliés, comprendre ce qui leur a échappé durant leur lecture ou à cause de la complexité de l’univers. Concernant les Fandoms, 30,4% affirment faire partie d’une communauté littéraire et nous avons beaucoup de noms d’œuvres différentes. Harry Potter semble revenir un peu plus souvent, ainsi que Stephen King, Jane Austen, Tolkien ou encore One Piece. Beaucoup nous disent que ce n’est pas important pour eux de posséder un nom de fandom tandis qu’une minorité trouve que c’est un bon moyen d’accentuer l’appartenance à ce groupe. On constate que c’est un excellent endroit pour récolter des informations ou explications mais attention aux spoils qui sont très présents sur ces sites ! Les Wikis sont composés de diverses pages, traitant chacune d’un élément de l’œuvre : un personnage, un lieu, un événement, un objet, la culture de l’univers etc. Ils permettent une navigation rapide, via hyperliens, pour bondir d’une page à l’autre et trouver rapidement l’information désirée. La structuration des pages, souvent découpée en catégories, permet également de lire immédiatement ce qui intéresse l’usager, sans avoir besoin de lire la page entièrement. Ils permettent également les échanges entre utilisateurs, via des espaces commentaires ou sur le forum du Wiki.
Les fans ne sont donc pas seulement spectateurs mais producteurs. Leurs créations s’étendent même à l’élaboration de Wikis qui ne se basent sur aucune œuvre déjà existante. Des communautés se formant sur les réseaux peuvent amener à une collaboration dans la création d’une œuvre entière, comme le sont les Wikis de creepypastas comme les Backrooms et la Fondation SCP. La communauté a créé ces creepypastas, par leur enthousiasme et le partage sur les réseaux, puis a élaboré les Wikis basés sur leurs univers. Ces deux œuvres sont nées sur le site 4chan, un forum d’échange d’images anonymes. Les posts prennent de l’ampleur au point de créer de véritables communautés de fans créateurs. Ces deux Wikis sont donc nés de la collaboration des utilisateurs au sein de ces communautés, impossible sans les réseaux sociaux. Nous n’avons pas le temps de vous détailler leur principe, ce sont tous les deux des univers sombres, horrifiques et très bien développés qui vous feront frissonner. Nous vous conseillons alors d’y jeter un coup d’œil par vous-même, enfin si vous l’osez.
Ainsi, le phénomène des Wikis permet de faire des membres d’un Fandom un public plus seulement passif mais aussi actif, et illustre l’importance des Fandoms dans leur élaboration. Originellement utilisés pour décrire des œuvres existantes, cela a peu à peu permis de rassembler des créateurs pour la réalisation de Wikis entièrement fictionnels, c’est-à-dire basés sur des œuvres créées sur internet. En cela, les fans deviennent donc auteurs contrairement aux autres Wikis dans lesquelles ils ne peuvent participer qu’en tant que lecteurs et fans.
Coucou les amis ! On se retrouve pour parler des YouTubeurs et de leurs livres.
Avant de nous attaquer à notre thématique, il est important de rappeler que les YouTubeurs sont des utilisateurs de la plateforme YouTube sur laquelle 720 000 heures de vidéos sont postées chaque jour et qui connaît une explosion de nouveaux utilisateurs. Le contenu littéraire de la plateforme est intéressant puisque YouTube en est son principal antagoniste : un contenu vidéoludique, intangible contre un contenu papier physique et qui se vend en plus grandes quantités chaque année.
Nous avons porté notre étude sur cinq YouTubeurs-auteurs nés de l’explosion du numérique et qui se lancent dans une création littéraire, au contenu et à l’identité bien différents, que nous pouvons ranger en trois catégories.
► Le livre, « produit » tendance. Pour la majorité, écrire un livre est un projet autre que les vidéos et qui demande plus ou moins de temps : on a pu le voir avec des grands YouTubeurs tel que Natoo, qui a sorti Icônne, une parodie des catalogues féminins. La preuve que cette littérature presque hybride fonctionne est que Icônne s’est vendu à plus de 100.000 exemplaires, et on se doute qu’il a été vendu en grande quantité grâce à la popularité de la YouTubeuse, qui est le premier argument de vente. Les YouTubeurs au nombre d’abonnés élevé possèdent un moyen simple de promouvoir leur livre, il n’est donc pas étonnant que ce genre de livres s’est tant vendu, le projet étant instantanément rentabilisé par les ventes.
► Le livre, objet de professionnalisation. Pour d’autres influenceurs, l’écriture d’un livre représente une voie professionnalisante. Rester dans une lignée éditoriale plus classique est possible, comme c’est le cas pour Le Pacte D’Emma par Nine Gorman qui est une référence pour ses abonnés (l’autrice postait également sur Wattpad, donc elle avait une influence numérique variée). C’est l’un des livres de notre étude qui se rapproche le plus d’un roman. Contrairement aux deux premiers YouTubeurs, elle ne possède pas énormément d’abonnés à qui faire une grosse publicité, en revanche, le format de son livre est plus intéressant pour les éditeurs puisqu’il ressemble au format de romans classiques, et donc, plus facilement publiable. De plus, le contenu produit par cette YouTubeuse se rapproche davantage de la littérature que les deux précédents ; là où les grands YouTubeurs de quelques millions d’abonnés vont créer un livre qui est un produit où leur nom sera un argument de vente, ce livre ne représente pas simplement un produit mais une volonté de s’installer dans l’édition en tant qu’auteur. Ici, le profil numérique importe peu ; c’est le format classique du livre qui a fait la différence. Il est d’ailleurs encore vendu sur plusieurs plateformes numériques et des suites ont également vu le jour.
► Le livre, un format complémentaire. Certains fanatiques de la criminologie ont déjà peut-être entendu parler de Victoria Charlton, YouTubeuse qui se concentre sur la présentation et l’explication de crimes ou d’affaires de disparitions. Pour cette dernière, le livre représente un moyen complémentaire d’implanter son contenu dans un autre format, et pour le coup, la criminologie dans les livres, ça marche bien ! Elle a déjà écrit trois livres dont Gardez l’œil ouvert, qui a eu le droit à son deuxième tome. La vente et publicité sont similaires à celles des grands YouTubeurs, mais on peut voir qu’ici, le nombre d’abonnés est différent, et il est probable que même des lecteurs lambda se sont laissés tenter par la lecture de ce livre, contrairement aux livres de Natoo ou Squeezie (leurs livres sont plus vu plus comme des produits). Ici, c’est une extension d’un contenu déjà médiatisé et qui s’adapte donc facilement au format du livre, se rapprochant d’autres livres sur la criminologie déjà existants.
Le numérique a pu apporter à ces YouTubeurs-auteurs plusieurs choses : pour les grands YouTubeurs, le numérique est leur plateforme de prédilection, ainsi, la création d’un livre relève plus d’un projet commercial facilement rémunéré qui satisfait les abonnés. Pour les autres, si le livre papier propose une continuité de leur travail, le numérique est le moyen principal pour eux d’exercer leur art, ce qui laisse réfléchir quant à la facilité d’entrer dans le marché de l’édition. Beaucoup commencent en postant leurs avis sur des livres, et finalement, une portion de ces influenceurs réussit à ses fins grâce au numérique. On peut en conclure que la popularité du numérique engendre l’édition et la création d’auteurs-influenceurs.
Si vous êtes là, c’est que vous voulez en connaître plus sur Thor, le grand personnage Marvel, que tout le monde connaît, interprété par le très bel acteur Chris Hemsworth. Mais saviez-vous qu’avant Marvel, Thor existait déjà et était un dieu vénéré dans l’ensemble du monde germanique ? Nous, on le savait mais on ne s’y intéressait pas beaucoup.
C’est pour ça que nous avons trouvé intéressant de rendre à César ce qui est à César et d’étudier deux aspects de Thor : le Thor de la mythologie nordique, le bon gros Dieu, gros mangeur et brut de décoffrage et le Thor de Marvel, celui des comics et celui des films car vous allez voir que même eux présentent de légères différences.
Thor, le dieu du Tonnerre dans la mythologie nordique
Dans les textes scandinaves, « Thor est le plus puissant des dieux guerriers » doté d’une force nommée « sa force d’Ase ». Il a des attributs bien à lui :
Un char tiré par deux boucs ;
Son marteau Mjöllnir (bien évidemment !) qu’il ne peut saisir qu’avec des gants ;
Sa ceinture qui accroît sa force d’Ase.
Les principales informations qu’on a sur ce dieu provient de L’Edda qui rassemble des textes scandinaves sur les dieux nordiques. Cette œuvre date du XIIe siècle. On y apprend que Thor ne sait pas voler et qu’il utilise fréquemment son marteau qui créé des éclairs pour résoudre les combats. Il est également le gardien des dieux et des hommes contre les géants mais aussi le dieu de l’orage et de la force guerrière. Il est le plus populaire des dieux nordiques et le plus vénéré car il est l’ultime défenseur de Midgard (la Terre) et le gardien des dieux et des hommes contre les géants.
Physiquement, Thor est roux et a une longue barbe rousse (on est bien loin des longs cheveux blonds du Thor de Marvel !). Voilà une des représentations qu’on a trouvé assez fidèle aux textes :
Il est le fils d’Odin et est le mari de déesse aux cheveux d’or, Sif (pas de Jane Foster en vue). C’est également un grand buveur qui use de ses pouvoirs parfois pour de mauvaises raisons. Par exemple, il cherche à utiliser son marteau pour tuer un géant juste car ce dernier est plus fort que lui.
Voici donc la représentation de Thor à ses débuts. C’est une image qui perdure jusque la fin du XXe siècle, l’ère Marvel, comme le montre ce tableau peint au XVIIIe siècle qui reprend fidèlement l’épisode où Thor combat le serpent de Midgard dans L’Edda :
HEINRICH FUESSLI Johan, Thor luttant contre le serpent de Midgard [huile sur toile H. 1,33. L. 0,94], conservé à : Londres, Royal Academy of Arts, 1790.
C’est avec Marvel que le personnage connaît un tournant majeur dans sa représentation.
Thor, le dieu Marvel
Etant un des dieux préférés des peuples scandinaves, c’est sûrement pour cela que Marvel a repris ce personnage en y faisant bien évidemment des clins d’œil à ses sources. Par exemple, nous pouvons voir régulièrement Thor avec de grandes chopes de bière insensible à l’ivresse dans les films, ce qui nous rappelle le fait que le dieu est un grand buveur dans L’Edda. Mais, Marvel a effectué de grands changements à ce personnage.
Le site Daily Geek Show nous en apprend un peu plus sur la première apparition de Thor chez Marvel. En effet, il apparaît pour la première fois dans l’univers Marvel en 1962 dans le magazine Journey into Mystery, un comics publié par Atlas Comics et Marvel Comics. Un des premiers points divergents avec la mythologie : Thor était, à ses débuts chez Marvel, un humain nommé Donald Blake. C’est un professeur qui va en Norvège et qui découvre un vaisseau spatial. En frappant sur un rocher avec un bout de bois afin de pouvoir sortir d’une grotte à l’intérieur de laquelle il était piégé, le bâton se transforme en marteau et voilà notre professeur devenu « The mighty Thor ».
Cette origine humaine est totalement oubliée dans les films, Thor étant désigné comme « Thor, fils d’Odin ». Il retrouve donc ses origines avec des attributs modifiés. D’abord pour son marteau. Il peut maintenant l’attraper à mains nus et d’autres super-héros peuvent également l’attraper comme Captain America. Ensuite, il n’est plus roux mais blond. Sur son site Sird, Leanne Louie dit que par soucis de contraste avec sa cape rouge, les créateurs Marvel auraient décidé de le faire blond.
Autre nouveauté : Thor appartient à un groupe que tout le monde connaît : les Avengers. Ils mènent ainsi pleins de combats afin de protéger la Terre, Midgard pour Thor.
La compagne de Thor n’est plus la déesse Sif mais Jane Foster, une humaine.
Le point de départ des films Thor est son bannissement d’Asgard, sa terre natale, par son père car il est trop impétueux et trop arrogant. C’est ce bannissement qui fait que Thor aille souvent sur Terre car il doit rejoindre ou les Avengers ou Jane.
Le char disparaît de l’univers Marvel et Thor vole grâce à son marteau. Il se déplace également beaucoup par le Bifröst, le pont qui relie son monde aux autres mondes, dont la Terre.
Tout ça pour dire que Marvel s’est vraiment approprié le personnage. Ce qui peut donner des scènes incongrues et comiques dans les films comme lorsque le héros prend le métro avec sa tenue en acier et où il se retrouve au milieu d’êtres humains banals ou encore dans la scène où lorsqu’il arrive chez Jane il accroche son marteau à un porte-manteau.
Cependant, on assiste aujourd’hui à une volonté de retourner aux sources. Netflix a produit une série Ragnarök dans laquelle le dieu retrouve ses origines. De même, on a des rééditions des textes nordiques qu’on peut apercevoir dans les publicités télévisées. On vous laisse un petit extrait si vous êtes intéressés 😉 : https://www.youtube.com/watch?v=E-up9wkH4xI.
Bibliographie :
Corpus principal
HEINRICH FUESSLI Johan, Thor luttant contre le serpent de Midgard [huile sur toile H. 1,33. L. 0,94], conservé à : Londres, Royal Academy of Arts, 1790.
Ragnarök [série télévisée], réalisé par HAGEDOM Mogens et Jannik JOHANSEN, SAM Productions, 2020.
STURLUSON Snorri, L’Edda : récits de mythologie nordique, traduit par DILLMANN François-Xavier, Paris, Gallimard, 1991.
Thor, réalisé par BRANAGH Kenneth, Marvel Studios, 2011.
Thor : Le monde des ténèbres, réalisé par Alan TAYLOR, Marvel Studios, 2013.
« Eddas » Wikipédia, Wikipédia L’encyclopédie libre [modifié le 9 septembre 2020]. Disponible sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Eddas [consulté le 9 janvier 2022].
« Lumière sur la première apparition de Thor, cet évènement qui marqua à jamais l’histoire de Marvel », Daily Geek Show. Disponible sur : https://dailygeekshow.com/thor-comics-evenement/ [consulté le 9 janvier 2022].
« Thor », Wikipédia l’encyclopédie libre [modifié le 3 janvier 2022]. Disponible sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Thor [consulté le 9 janvier 2022].
Remettons-nous d’abord dans le contexte littéraire et historique de cette auteure. Sand est une romancière, dramaturge, épistolière, critique littéraire et journaliste du XIXᵉ siècle, autrement dit Sand écrit BEAUCOUP. Ses textes sont teintés d’une féminité rebelle ; elle essaie de déconstruire les normes de l’époque, ce qui, vous vous en doutez, ne fait pas du tout plaisir à la gente masculine qui sent comme une odeur de révolte féminine.
Alors, comment Sand était-elle perçue par ses contemporains ? En tant que littéraires, nous sommes tous plus ou moins conscients de la réputation qu’avait Sand à son époque et ça grâce à la lecture d’extraits d’œuvres d’auteurs connus tels que Baudelaire, Barbey D’Aurevilly, Sainte-Beuve, etc.
A l’ère du numérique, cet axe de recherche prend un tournant, disons, plus moderne. Sont mis à notre disposition des outils numériques en tout genre, Sketch Engine ou encore Voyants Tools, permettant la sélection de mots que l’utilisateur souhaite analyser pour orienter la lecture selon un axe spécifique.
Ici, le numérique nous a permis de mettre en lumière la misogynie des auteurs du XIXᵉ siècle. Grâce à Sketch Engine, nous avons pu repérer les occurrences du nom de Sand, dans les textes Barbey D’Aurevilly1, de Proudhon2, de Baudelaire3. Cet outil permet de voir les phrases associées à ce nom et nous n’avons pas été déçues par nos découvertes ! Ces occurrences témoignent chez ces auteurs d’une véritable obsession pour Sand.
Grâce à Voyants Tools, nous remarquons trois occurrences majoritaires dans le texte de Proudhon : « femme », « homme », « femmes ». C’est bel et bien en voyant ces occurrences que nous avons compris : le texte nous parle, certes, des femmes-auteures mais AUSSI et SURTOUT des relations homme-femme de cette époque. En effet, la femme-auteure menace les relations homme-femme (mais, où avaient-elles la tête, ces femmes? Evidemment que les relations hommes-femmes ne peuvent pas être saines si les femmes cherchent à s’émanciper ! 😉). La femme libère donc sa parole, elle sort de sa condition d’épouse docile, de mère aimante pour adopter une position de révolutionnaire. Par ailleurs, dans le texte de Proudhon, Sketch Engine nous a permis de mettre l’accent sur le champ lexical de la révolte, de la révolution! (= « révolution », « révoltée », « réformatrice », « libre »). L’une des phrases de Proudhon nous a également interpellées « Les femmes de Mme Sand sont, comme ses hommes, de deux catégories : émancipées, c’est-à-dire esprits forts, coeurs secs, natures bilieuses » : nous sommes ici face à une comparaison de la femme à l’homme, Proudhon semble sentir une menace, plus précisément une menace d’égalité (égalité avec laquelle Sand traite ses personnages indépendamment de leur sexe). Proudhon qualifie Sand de bacchante (= femme débauchée4) ; vous remarquerez que cette définition fait étroitement écho aux cases préconçues pour les femmes à cette époque : épouse, mère, putain. Ici les femmes-auteures ne sont ni des mères, ni des épouses, de par leur liberté elles sont nécessairement des putains. La triste réalité à laquelle elles sont cantonnées à cette époque.
Dans son texte, Baudelaire évoque comme les autres auteurs la dangerosité des femmes de lettres, mais surtout il parle de « bas-bleu » tout comme dans le texte Barbey D’Aurevilly dans lequel sont présentes de nombreuses occurrences. Le « bas-bleu » signifie que l’auteure est un homme manqué, ce qui rejoint étroitement les propos précédents concernant la comparaison faite par Proudhon.
Barbey D’Aurevilly, lui, associe au nom de Sand d’autres noms féminins tels que Daniel Stern, Madame de Staël ; Sand n’est alors plus la seule à être attaquée. Il n’y a donc aucune exception, le problème n’est pas seulement Sand, le problème vient du fait d’être une femme. Cela se confirme avec des auteures telles que Aurore Dupin et Marie d’Agoult qui ont pris des pseudonymes masculins pour pouvoir écrire !
Les auteures sont donc des hommes manqués ou des bacchantes (c’est au choix !), des usurpatrices sans véritable talent (allons donc !) mais avec un talent feint. Elles ne sont pas de vraies femmes car elles ne correspondent pas à l’image préconçue de l’époque. Les auteurs se sentent menacés par la femme-auteure parce qu’elle remet en question les préceptes du XIXᵉ siècle; cependant elles ne sont pas des hommes non plus, elles sont rangées dans une catégorie à part, comme si elles étaient considérées comme une monstruosité, une anomalie et donc rejetées de tous. Elles sont marginales et marginalisées. Et voilà, grâce à elles, une nouvelle réalité se crée, c’est un chamboulement dans le monde de la littérature puis ce bouleversement se fera sentir dans la société à commencer par les mariages mais surtout, et c’est ça le plus important après tout, dans la vie des femmes.
1Les oeuvres et les hommes : V. Les bas-bleus, Barbey D’Aurevilly, 2015
2De la justice dans la Révolution et dans l’Église, Proudhon, 1858, Wikisource
Vous êtes fan du manga et de l’anime One Piece et vous voulez en savoir plus sur ce phénomène qui nous vient tout droit du pays du soleil levant ou êtes-vous simplement avides de curiosité et souhaitant connaître les secrets de cette BD japonaise, alors vous êtes tombés sur le bon article, Yōkoso sur notre billet de blog qui explique notre étude sur les pratiques de lecture de One Piece.
Pour ce faire nous nous sommes posés les questions suivantes et auxquelles nous avons voulu répondre dans notre étude : Quelle est la réception de ces différents formats auprès des fans de la série ? Quelles différences y a-t-il entre le format numérique, papier et l’adaptation du manga en anime ? Quelles comparaisons pouvons-nous faire entre les traductions officielles et celles de Scantrads ?
PRÉSENTATION DU MANGA
One piece est un manga dessiné par Eiichiro Oda. Le manga relate les aventures d’un équipage de pirates et ayant pour capitaine Monfey D Luffy. Ce dernier a pour ambition de devenir le roi des pirates et de trouver le trésor du grand pirates de ou du roi des pirates Gold D Roger mort il y a quelque années.
Sa première publication date des années 1997 au japon dans le weekly shonen jump mais sera lancé en France en 2000 au éditions Glénat. Les plateformes de lecture du manga One Piece en France sont nombreuses. Ainsi nous pouvons citer tout d’abord Manga Max qui est une plateforme de lecture en ligne totalement gratuite et lancée par les éditions Glénat. À côté de Manga Max nous avons l’application de lecture,Mangaplus, en ligne de la Shueisha(maison d’édition du manga, lancée en janvier 2019. À côté de ces deux plateformes officielles de publication nous avons des sites ou plateformes où nous pouvons aussi lire des chapitres de One piece illégalement. Il existe de nombreuses raisons qui expliquent la pratique des Scantrads dans le monde du manga. La première est que les fans ne sont pas toujours satisfait de la traduction faite par les maisons d’éditions officielles ou plateformes officielles. L’enthousiasme des fans pour une série tel que One piece associé au retard dans les traductions officielles poussent à faire eux même leur traduction et leur publication. Le but des Scantrads est de donner accès aux lecteurs des contenus qui n’ont pas une licence en France ou qui n’ont pas de visibilité. Ces scantrads sont constitués de teams,constituées de cleaners, traducteurs et de checkeurs.
Similitudes et différences entre les formats papier et l’anime.
Diffusé le 20 octobre 1999 One piece connaît une franc succès depuis plus de 20 ans. De la qualité de l’animation à la manière dont les lecteurs et les fans ont évolué au cours des années.
One piece a été animé par la TOEI animation. Un studio de production de films et séries d’animation. Le studio d’animation a beaucoup évolué durant les dernières années.
L’analyse de l’adaptation, qu’elle soit cinématographique ou littéraire, permet de repérer les divers modes d’appropriation d’une œuvre et les déplacements qui lui font subir. La question de l’adaptation d’un manga en anime pose des problèmes ambiguës ; La plus part des analyses tombent dans le piège de jugement de valeurs autour du plus ou moins grand degré de fidélité ou de trahison de la traduction.
Si nous analysons l’adaptation de One piece par TOEI animation, nous pouvons voir quelques différences ou similitudes.
On peut retrouver des épisodes crées par la Toei animation qu’on ne retrouve pas dans le manga, certains servent à rallonger une scène de l’histoire, en faisant prendre un détour aux héros et permet d’avoir une nouvelle lecture de l’œuvre par les fans.
Quand nous parlons d’adaptation, on ne peut ne pas parler des musiques, effets sonores, des voix qui ont un rôle très important auprès des fans. Dans l’anime il y a des effets sonores et donc des musiques et cela peut jouer dans l’effet des émotions. Nous pouvons citer à titre d’exemple l’épisode 849 de la mort de Pedro qui est bien plus marquante dans l’anime. Tout est orchestré comme une fin de comédie musicale. Ces scènes peuvent être considérée comme une rallonge de l’histoire mais cela crée une situation émouvante. Ou encore celle de la mort du bateau de l’équipage(le vogue Mery) où nous ressentons de part la musique, la séparation des mugiwaras. Ou l’épisode 877 avec la musique Soul pokus qui met fin à l’arc Walcake island de manière orchestrale, les scènes sont rallongés. Parfois cela est intéressant quand cela touche le spectateur. Ensuite, les performances des seiyus apportent un plus sur l’émotion créée dans une scène. On peut aussi parler des scènes de combats qui sont bien adaptées en anime. L’anime de la Tōei respecte dans l’ensemble la trame originale de l’histoire. Il existe cependant quelques différences avec la version manga. L’anime se caractérise par une narration et un rythme souvent plus longs que la version papier.
Pour ceux et celles qui souhaite en savoir plus sur les scènes de combat, l’animateur Henry Thurlow fait une analyse très détaillée d’un épisode de One piece auquel il a participé, voici le lien :
« Scantrad » ou « scanlation » (en anglais) est la contraction des mots « scanner » et « traduction », le scantrad consiste à numériser les pages d’une œuvre puis de les traduire pour qu’enfin mettre le tout à disposition sur internet, il s’agit d’une traduction non officielle faite par les fans. Notre objectif ici est de faire une analyse comparative entre ces traductions tout en parlant du confit entre eux.
Si la traduction par les fans est apparue dès les années 2000-2015 en France, c’est pour palier à différents problèmes : tout d’abord à cause de la non disponibilités de certains mangas en France et les Scantrads offrent aux fans une large gamme de mangas qui n’ont pas été édité en France. D’autres part à cause des lecteurs qui doivent faire à un rythme de parution très lent et c’est la raison pour laquelle ils traduisent eux même le manga. Même si les méthodes de travail ont une certaines ressemblance, comparer les traductions d’un scantrad et celles d’un professionnel montre toutefois que le produit final n’est pas de la même qualité. Traduction, lettrage, qualité du scan…même si le travail des teams est remarquable. Pour ce qui est de la traduction, Mangaplus se sert de plusieurs outils pour les aider à savoir des dictionnaires français-japonais, dictionnaire des synonymes, d’onomatopée, et à cela s’ajoute un travail d’adaptation afin de rendre le texte le plus fluide possible. En outre, ce sera moins le cas, voire pas du tout, pour les fansubs ou même si, pour les teams les plus sérieuses, il y a une étape de vérification des fautes d’orthographe ou de syntaxe. Le texte est plus littéral que celui d’un professionnel, comme illustré ci-dessous avec la version de Mangaplus et celle d’un Scantrad.
La deuxième grande différence et la plus flagrante entre les deux traducteurs se trouve dans la traduction des onomatopées. L’onomatopée est un mot qui évoque par le son produit, la chose dénommée. Cela peut être un son de pas, un grincement, t’attaque etc. Dans l’univers du manga, l’utilisation d’onomatopée est très courante. En effet, le manga,donne une place importantes à celle-ci puisqu’elle se voit très présente tout au long des chapitres soit. Plus qu’une simple indication de son, l’onomatopée fait partie entière du dessin, et joue un rôle très important dans la narration.
Dans notre corpus qui est One piece, l’on peut voir que dans la planche de Mangaplus, toutes les onomatopées sont traduites par contre dans le scantrad, ils ne sont pas traduits car les traducteur des scantrads n’étant pas des professionnels. Glénat, ayant des lettreurs professionnels, ces derniers vont créer une onomatopée ou traduire les idéogrammes de base de manière à ce qu’elles ressemblent le plus possible à celles d’origine et pour que ces dernières s’intègrent parfaitement au dessin.
Avec le progrès du numérique et la création de nouveaux supports de lecture, le marché du manga en France s’est développé. Malgré les arguments positifs de certains fans qui soutiennent que les scantrads permettent de populariser certains mangas difficile d’accès ou non-licenciés,cette pratique reste illégale et prive certains éditeurs de leurs droits.
Ainsi donc, nous sommes arrivés à terme de notre article, oui déjà, j’espère qu’il vous a plu et vous a éclairé, et pour ceux qui découvrent nous espérons que notre billet de blog vous a permis de mieux comprendre ce monde fantastique qu’est le manga.
La soif de connaissance est aussi ancienne que le temps et notre quête en tant qu’humains pour toujours chercher plus ne finira jamais. Au cours de notre long voyage, nous avons trouvé du réconfort et un refuge dans les arts que nous avons créés. L’un de ces arts est la musique. Cet art a toujours eu la capacité de connecter les gens au-delà des frontières, de toucher leurs âmes et d’être leur compagnon à travers les hauts et les bas de la vie. C’est pour cette raison que nous voulions mener cette recherche, pour voir si les outils de traduction automatique qui sont à notre disposition gratuitement gardent l’essence des chansons et s’ils sont capables de nous donner la traduction la plus proche du sens original.
Pour répondre à notre question, nous mettons à l’épreuve les quatre géants de cette industrie, Google Traduction, Microsoft Bing Traduction, Reverso et Systran. Nous avons choisi trois chansons populaires anglaises de genres différents et nous les avons traduits en français et en arabe en utilisant ces quatre outils. Les chansons étaient : Plain White T’s – Hey there Delilah, Miguel – Girl With The Tattoo Enter.Lewd et David Bowie – Breaking Glass.
Un point historique
La dernière décennie a vu une augmentation remarquable de la recherche effectuée dans le domaine de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage automatique et de la traduction automatique. Ce que nous appelons aujourd’hui la traduction automatique existait depuis plus longtemps que l’ère des ordinateurs modernes. Les tentatives de créer une « machine » automatique pour la traduction ont commencés dès les années 1930 en URSS. Depuis lors, la traduction automatique est passée par des nombreuses étapes, la traduction automatique à base de règles (RBMT), la traduction automatique à base d’exemples (EBMT), la traduction automatique statistique (SMT) et de nos jours, la traduction automatique neuronale (NMT).
Quelles sont les méthodes qui nous permettraient de comparer les différents outils de traduction automatique ?
Parce que le sens, en particulier dans la littérature, est tellement subjectif, décider sur les méthodes de comparaison est un peu difficile. Nous avons découpé les paroles en segments et nous avons analysé les erreurs dans chaque segment par chaque outil de traduction. Nous avons décidé de classer les erreurs en huit catégories principales.
Pourquoi la traduction vers et depuis l’arabe est-elle compliquée ?
Parce que la plupart des recherches dans ce domaine ont été portées sur des langues germaniques ou des langues latines, ce qui facilite la traduction entre cet ensemble de langues. L’arabe quant à lui, est une langue sémitique avec un système linguistique complètement différent. L’anglais et le français suivent la structure (S-V-O) tandis que l’arabe standard suit la structure (V-S-O). De plus, les lettres arabes se rattachent les unes aux autres pour former des mots et s’écrit de droite à gauche.
Les résultats
Nous remarquons que la nature d’erreur se varie en arabe et en français.
Figure 2
Figure 1
En arabe, quand nous avons une erreur S1, il était normalement accompagné par une erreur M1. Du plus, on remarque qu’il y a un lien entre l’erreur P et S1/M1. Mais en français, l’erreur était la plus fréquente, suivi par l’erreur M2.
Nour avons remarqué que la traduction finale est compréhensible et fiable de manière générale. Elle est proche du sens souhaité, mais elle n’est pas totalement capable de traduire les idiomes, les termes avec des références culturelles, et les figures de style.
Total d’erreurs de chaque catégories en français
Total d’erreurs de chaque catégories en arabe
Comme nous remarquons dans la figure 3, Systran a eu le moins nombre total d’erreurs parmi les quatre outils en arabe. En revanche, Bing était le meilleur en français.
Sur la base de notre analyse globale, nous considérons Systran comme le meilleur outil, suivi de Google Traduction.
Bienvenue dans notre Billet de blog qui porte sur la comparaison entre les Bandes Dessinées, les Mangas et les Webtoons afin d’étudier le besoin de numériser les bandes dessinées. Nous allons vous présenter plus en détail via ce billet de blog, l’ensemble des éléments cités dans le poster.
Origine des Mangas et des Webtoons : La culture Japonaise s’est vite répandu à travers le monde, notamment grâce aux mangas. C’est vers les années 1770 que les mangas apparaissent. Ils finissent par se répandre ensuite à l’échelle internationale. En Europe, c’est en 1976 qu’apparaissent les premières images imprimées, pour ensuite donner naissance aux dessins satiriques et aux caricatures. On mêle alors à cette période les images et le texte pour attirer un peu plus le lecteur. C’est en Corée qu’on invente les premières bandes dessinées en format numérique via l’avènement de l’ère numérique.
Les bandes dessinées passent alors d’un format traditionnel écrit sur du papier, au numérique dématérialisé. Quand nous parlons de Webtoons nous parlons de BD numériques « sud-coréennes ». Il existe aussi des BD version papier dont les manhwas, dessinés par des Manhwagas. Au début des années 2000, les Webtoons sont apparus en Corée du sud initialement, scannés et publiés en ligne. Les manhwagas n’arrivant plus à travailler sur du papier privilégient le numérique. Ils se sont inspirés de divers sources pour obtenir les Webtoons qu’on connait actuellement. Le Webtoon a pris une autre apparence avec l’arrivée des cellulaires intelligents entre 2007/2008.
Comparaison entre les Webtoon et mangas
Les Webtoons : Sur le plan diachronique, ils sont apparus après les mangas au début des années 2000. Les Webtoons que nous connaissons aujourd’hui sont apparus avec l’avènement des tablettes, smartphones et autres liseuses. Sur le plan synchronique, Même si en général, les bandes dessinées en version papier restent assez populaires, les Webtoons eux sont très répandus, dans la mesure où ils correspondent à un plus grand moyen de diffusion.
Les Mangas : Sur le plan diachronique, étant une création japonaise, ils descendent à l’origine d’une tradition ancestrale de dessin. Leur origine est donc lointaine estimée à une apparition qui se serait faite entre 1770 et 1771. C’est vers le début des années 90 qu’ils se répandent et deviennent peu à peu un phénomène de mode. Sur le plan synchronique, l’évolution des mangas se fait par le biais de la création de nouveaux genres ou de la réadaptation d’anciens genres.
Structurelle : La première différence que l’on remarque est bien la présence des couleurs dans les Webtoons. Le sens de lecture n’est également pas le même. En effet, sa lecture est verticale « scrolling » donc de haut en bas, généralement présenté sous forme de rectangle avec des frontières floues entre cases et caniveaux. Au contraire, le sens de lecture pour les mangas s’oriente plutôt horizontalement, de droite à gauche en commençant par la dernière page. Un point de similitude est bien présent : les gouttières. Elles correspondent aux espaces entre les cases, et ont le même rôle pour les deux types de BD qui est la vitesse de narration. Les couleurs varient et servent à diviser des séquences ou encore à structurer une page en bandes.
Dans l’esthétique graphique du Webtoon, le changement de support implique une évolution de règle telle que « la disparition des originaux, d’où l’évolution et l’importance de la numérisation ». Il n’y a plus le principe de page, mais il y a une seule longue bande d’images successives, qui permettent de faciliter la lecture sur les supports numériques.
Plan éditorial : C’est avec l’avènement de la technologie que nous pourrons évoquer le besoin de passer à un format numérique. Plusieurs maisons d’éditions après 2014 ont opté pour une version plus récente de BD. La raison étant essentiellement économique car la majorité des grandes maisons d’édition notamment en Corée ont introduit sur le marché éditorial une nouvelle manière de concevoir la BD. Un besoin naissant d’adaptation est né par la suite et va engendrer une concurrence sans nom.
Conclusion : Les Bandes dessinées ont évolué dans le temps en changeant de format. Ensuite, les différentes cultures ont créé différents types de BD, dont les mangas et les Webtoons. C’est à travers les comparaisons effectuées entre les BD que l’étude du besoin numérique parait plus claire.
L’évolution de la BD est telle que pour des raisons économiques, la numérisation des bandes dessinées s’est vu devenir de plus en plus adoptée par les maisons d’éditions. Jugés plus rentables, les Webtoons connaissent aujourd’hui un grand succès auprès de la population française.
Salut les Saiyen, j’espère que vous allez tous et toutes très bien ! J’écris aujourd’hui cet article car Dragon Ball a été un réel coup de cœur pour moi. Son intrigue et son univers m’ont marqué depuis mon enfance, et il s’agit de l’un de mes mangas préférés que j’ai lu et relu ! Dragon Ball fait partie des mangas les plus populaires dans le monde entier qui ont marqué la bande-dessinée japonaise. Dragon Ball a connu un réel succès et reste de nos jours très connu, même auprès des personnes qui ne s’intéressent pas nécessairement aux mangas !
Pour commencer, Dragon Ball se déroule dans un univers que l’auteur, Akira Toriyama, a lui-même imaginé. Cet univers s’appelle « The World » et est à la fois très proche du monde réel tout en possédant une dimension imaginaire. L’univers de ce manga est tout d’abord très proche de la réalité car la Terre y est représentée, ainsi que les êtres humains qui la peuplent et leur mode de vie. L’aspect imaginaire est ensuite très présent : en effet, des animaux vivent comme des êtres humains (Oolong est par exemple un cochon anthropomorphe qui parle avec les personnages principaux), beaucoup de personnages sont issus d’autres planètes, de peuples que l’auteur a lui-même inventé (Goku, le personnage principal est par exemple un Saiyan ou encore Piccolo vient de la planète Namek) puis la plupart des personnages possèdent une force et des capacités surnaturelles (avec l’exemple de la célèbre technique de combat nommée « Kamé Hamé Ha » ou bien le dragon Shenron qui peut réaliser des vœux après qu’il ait été invoqué grâce aux sept boules de cristal).
(Oolong est le personnage situé à l’avant)
Le manga Dragon Ball est paru pour la première fois en 1984 dans le Weekly Shonen Jump (un magazine japonais qui publie des mangas). Sa première parution en tome a eu lieu en 1985 et la publication de l’ensemble des volumes a duré jusqu’en 1995. En France, Dragon Ball n’a été publié pour la première fois qu’en 1993 par Glénat. Ainsi, les français ont découvert ce manga plus tardivement que les japonais. Cependant, cette publication de Dragon Ball marque déjà l’histoire du manga en France car il s’agit du premier manga qui a été adapté en français.
Pour les personnes qui préfèrent ne pas s’encombrer de livres, Dragon Ball peut aussi être lu sur un support numérique ! Ce qui est très pratique si l’on a envie de nous plonger dans un manga depuis n’importe quel endroit ou si l’on a besoin d’adapter la vision des textes et illustrations à notre vue ! Au Japon, l’éditeur Shueisha a développé une application où l’on peut acheter les mangas numériques et les lire qui se nomme « Jump Book Store ». Pour la France, la maison d’édition Glénat permet maintenant la lecture de ses mangas au format numérique, et Dragon Ball en fait partie !
Il ne faut également pas oublier que l’adaptation du manga en animé a énormément contribué à sa popularisation ! L’animé a été produit par le studio d’animation Toei Animation et se développe sur plusieurs séries qui se succèdent de manière chronologique. Les plus connues sont Dragon Ball (qui retrace principalement l’enfance de Goku, la première diffusion au Japon a eu lieu le 26 février 1986 et en France 19 avril 1989, dans le Club Dorothée), Dragon Ball Z (qui est la série la plus populaire et où Goku a atteint l’âge adulte), Dragon Ball GT (qui n’est cependant pas adapté du manga d’Akira Toriyama) et Dragon Ball Super (qui, indépendamment de Dragon Ball GT, reprend la suite de Dragon Ball Z. Dragon Ball Super a été adapté du manga et a été développé beaucoup plus récemment : le premier épisode a été diffusé le 5 juillet 2015).
En plus de l’adaptation du manga en animé, Dragon Ball a été développé sur plusieurs autres supports. Il existe en effet des longs métrages animés (comme « Dragon Ball Z : La Résurrection de ‘F’ », « Dragon Ball : L’Armée du Ruban Rouge », etc), des films (« Dragonball Evolution », « Dragon Ball, le film : La Légende des sept boules de cristal », etc), des jeux vidéo (« Dragon Ball FighterZ », « Dragon Ball Xenoverse », etc) des figurines et autres objets dérivés.
Aujourd’hui, partons à la découverte de la quatrième de couverture des livres et de son évolution au cours du temps.
Aussi intime soit-elle pour tout fervent lecteur sillonnant les rayonnages en quête de la perle rare qui saura égayer une froide soirée d’hiver, parcourons plus précisément son origine, son développement et sa composition.
La quatrième de couverture, le plat verso pour les livres cartonnés, la lodiciquarte par étymologie latine, la quatre …
Autant de terme pour désigner l’une des parties contenant de précieuses informations pour tout lecteur souhaitant découvrir l’âme d’un livre.
Il est difficile de dater avec exactitude cette quatre, cependant, c’est aux États-Unis en 1925 qu’apparait la première véritable quatrième de couverture dans la première édition de The Great Gatsby sous le nom de blurb.
En France, l’arrivée de la quatrième de couverture est plus tardive. Dans les années 1949, Edmond Charlot imprime le « prière d’insérer » qui est une notice que les éditeurs adressent aux journalistes pour promouvoir l’ouvrage et son auteur, le format et les contacts commerciaux. Cette notice était destinée aux journalistes pour le livre d’Emmanuel Roblès, Les hauteurs de la ville et deux romans d’Alberto Moravia.
Ce n’est que dans les années 1950 que la quatre revêt une réelle importance en tant qu’objet pour répondre aux besoins de la grande distribution, qui se développe en parallèle. Son intérêt étant d’attirer les foules en présentant ce que le livre contient sur son dos.
Cette quatrième n’a pas fait l’unanimité, elle possédait un statut controversé. Dans un essai consacré au paratexte, Seuils (1987), Gérard Genette attribut à la quatre la fonction de susciter la convoitise du lecteur. Thomas Simonet reste plus évasif et déclare que le dos du livre « dit publiquement quelque chose du livre pour la première et la dernière fois ». Oliver Cohen, quant à lui, considère la quatre que ne fait pas partie du livre.
Schéma d’un livre
La composition de cette quatrième de couverture demeure libre et dépend de l’atmosphère que l’auteur souhaite créer. Certains décident d’insérer des extraits du livre, tandis que d’autres préfèrent laisser la parole à un autre auteur ou à une maison d’édition. Cela étant dit, certains éléments structurants sont inhérents à la construction d’une quatrième de couverture.
Comme l’indique son appellation, elle se situe l’extérieur du livre sur sa face arrière. En son sein, le lecteur pourra y trouver un résumé, un extrait, une citation ou une critique qui aura pour ambition d’inciter à l’achat.
Le premier livre numérique apparait en 1971 grâce au projet Gutenberg sous la forme d’un livre électronique de Michael Hart. Sur le marché de la littérature, sa place en tant qu’expérience utilisateur en ligne est plus tardive. C’est en 1996 que la NAP (National Academy Press) propose pour la première fois des livres numériques en libre accès sur le web avec, pour intention, d’accroitre ses ventes des mêmes livres au format imprimé. Les grandes plateformes d’accès aux livres numériques apparaissent au début des années 2000. La fréquence d’apparition du terme « quatrième de couverture » décroit à partir de 2007. Cette observation coïncide avec la commercialisation en France de la liseuse d’Amazon et des formats EPUB.
À l’aube d’une ère numérique, le format du livre doit être totalement repensé. Lorsque le livre numérique se répand sur le marché de la littérature, plusieurs modifications sont effectuées afin de faciliter la lecture sur écran. De ce fait, plusieurs parties externes du livre physique ne sont pas exportées : la quatrième de couverture et la tranche du livre.
À première vue, cette disparition peut sembler anecdotique, cependant, la quatre revêtait un réel enjeu identificateur et son absence sur le livre numérique de manière interne pousse le lecteur à effectuer des recherches antérieures sur un support externe. Cette suppression est donc logique étant donné qu’elle n’aurait pas d’intérêt à apparaitre à la toute fin du livre numérique car le lecteur devrait faire défiler l’ensemble des pages pour pouvoir y accéder. Elle perd donc toute sa capacité identificatrice. Aussi, la quatrième de couverture est pour le lecteur un lieu de rencontre avec une œuvre. La lecture de la quatre est un moment privilégié et personnel durant lequel il se fait un avis sur le livre. Avec le livre numérique, ce lieu de rencontre n’existe plus puisqu’il doit effectuer des recherches annexes pour pouvoir forger son avis.
Une étude basée sur les quatrièmes de couverture de diverses éditions de l’œuvre d’Émile Zola, Germinal, a mis en évidence les éléments indispensables de cette dernière ainsi que son utilité.
Sur ces quatre, plusieurs éléments mentionnés étaient redondants : le nom de l’auteur, le nom du personnage principal, l’époque au sein de laquelle se situe l’action, le vocabulaire relatif au sujet, ici la mine, la misère, la grève et la révolte mais aussi le vocabulaire relatif à l’espoir. Cette conformité entre les diverses éditions témoigne de l’identité de l’œuvre qui orientera le lecteur dans son choix.
MAIS QUE DEVIENT DONC LA QUATRE NUMÉRIQUE ?
Des stratégies alternatives pourraient être imaginées afin de pallier cette absence de la quatrième telle que nous la connaissions avec le livre imprimé.
Proposition de fusion de la quatrième de couverture avec la première
Proposition de transfert de la quatrième de couverture
La fusion est une première solution envisageable. Avec cette méthode, le lecteur qui parcourt la boutique numérique dispose à la fois de la première et de la quatrième de couverture. Cette option préserve à la fois l’idée de lieu de rencontre mais cette fois adaptée aux contraintes du numérique. Mais aussi elle préserve la notion de faculté identificatrice car le lecteur dispose à la fois de la première de couverture qui, régulièrement, donne des indications sur l’atmosphère du livre et il dispose de la quatrième de couverture qui communique des informations sur le contenu.
espace vide
espace vide
Le transfert est une deuxième solution. Grâce à cette option la première page garde sa nature initiale et la quatrième est avancée en seconde position ce qui permet au lecteur de ne pas devoir se rendre à la fin du livre numérique pour la consulter.