Le quenya, une langue de traduction

«  Beaucoup de choses existaient jadis mais aucun de ceux qui vivent aujourd’hui ne s’en souviennent »

Il y a de cela des années fut inventée une langue : le quenya. Aujourd’hui oubliée de beaucoup, elle sert principalement dans les rituels ou autres cérémonies sacrées.

Très bien, mais qui parle cette langue, vous allez me dire ! Eh bien, ce sont les Elfes.

Les Elfes ? Oui, mais pas n’importe lesquels : ce sont ceux de J.R.R Tolkien.

L’univers du Seigneur des Anneaux est composé de plusieurs langues fictives. Parmi elles, se trouve le quenya, le haut elfique qui s’inspire, notamment, du grec et du latin.

Pour la petite histoire, cette langue descend de l’eldarin commun, la première langue des Elfes. Peu à peu, le quenya s’étend en Terre du Milieu où il évolue. Cependant, le roi Elu Thingol en proscrit l’usage ; le quenya est finalement supplanté par le sindarin.

Le quenya devient alors une langue d’emploi second qui est parlée uniquement lors de cérémonies ou autres événements formels.

Peu de gens le savent, mais, dans les films de Peter Jackson, nous entendons bien les deux langues elfiques : le sindarin (parlé par Legolas et son peuple) et le quenya (parlé par Arwen, Elrond et Aragorn).

Voilà, vous connaissez maintenant la fondation de notre projet. En premier lieu, nous avons visité le site Ambar Eldaron qui offre un grand nombre de textes avec leur traduction en elfique. Suite à cela, nous en sommes venus à nous demander si le quenya pouvait être employé pour traduire, c’est-à-dire si cette langue pouvait s’adapter à des univers autres que celui de Tolkien.

Pour ce faire, nous avons choisi deux textes : un de Tolkien afin de comprendre le fonctionnement de la langue dans son univers d’origine et un autre de Lamartine afin de voir comment la langue s’adapte au courant romantique.

Nous avons choisi de poster le résultat de nos analyses de manière à ce que le quenya soit découvert d’une façon ludique et pratique.

Par exemple, en se rendant sur la page consacrée au texte de Tolkien, nous obtenons trois versions : une en Français, la seconde en elfique romanisé et la dernière en police elfique.

Le suspens a assez duré : il est temps de vous dire si les traductions en quenya s’attachent au sens de leurs textes sources. Eh bien, la réponse est non. Bien que nous ayons un dictionnaire assez fourni, le vocabulaire qu’il contient est ancré dans l’univers du Seigneur des Anneaux. Ainsi, lorsque le quenya est employé pour traduire un texte romantique, certains termes employés par Lamartine ne trouvent pas d’équivalents elfiques ; les connotations qui leur sont associées sont perdues dans la traduction.

Pour avoir une traduction fidèle au texte d’origine, il faut que les sujets abordés soient également susceptibles de l’être par les Elfes dans la Terre du Milieu, ce qui explique la parfaite similitude entre les versions française et elfique de La Complainte de Galadriel.

Cependant, ne laissez pas cela vous arrêter : le quenya n’en reste pas moins une langue belle et essentielle pour comprendre le grand univers du Seigneur des anneaux.

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