La lecture grand public du webtoon en France : du format numérique au format papier

Tu préfères la bande dessinée numérique, ou la bande dessinée imprimée ?

C’est une question que nous n’avons plus besoin de nous poser grâce aux webtoons !

Vous avez sûrement entendu parler de ce format de bande dessinée numérique qui fait ravage sur Internet et qui attire chaque jour des milliers de lecteurs. Grâce à leur popularité, ils débarquent dans nos librairies.

De plus en plus de webtoons sont adaptés au format papier, ce qui est surprenant dans notre ère où le format numérique prend le dessus. Et surtout, pourquoi les lecteurs achèteraient-ils un webtoon papier alors que la série est disponible entièrement et gratuitement en ligne ? (surtout que le risque de spoil est colossal !) On pourrait penser que cette tendance d’impression des webtoons montre une supériorité du papier sur le numérique, ou qu’à l’inverse la créativité en ligne a battu les auteurs armés d’un papier et d’un crayon.

Le webtoon n’est pas seulement une bande dessinée qui aurait été scannée et mise en ligne, c’est un genre avec des caractéristiques particulières, comme l’usage des blancs entre les vignettes ou la lecture de haut en bas qui utilise le geste du scroll afin de faire défiler les images. Pour cela les artistes se servent de ce qu’on appelle la toile infinie, une seule longue toile pour composer un chapitre.

Puisque le webtoon suit ses propres particularités, lors de l’adaptation papier il est nécessaire de faire des ajustements pour passer de la toile infinie du smartphone à une découpe paginale. Ainsi les maisons d’édition vont avoir tendance à réduire les zones de blancs, à rassembler les illustrations, à déplacer des chapitres pour clarifier la trame narrative, etc. Par exemple, dans l’adaptation de Lore Olympus on voit bien le passage du format vertical au cadre de la page, avec les illustrations rassemblées pour montrer la continuité de l’action.

Extraits du webtoon original Lore Olympus

Mise en page de l’édition papier : les illustrations sont sur la même page et s’enchaînent

De plus, les bulles de dialogue sont également rapprochées des images qui illustrent l’action, et s’éloignent du caractère fragmenté du webtoon numérique où la place du texte est plus libre par rapport au format papier. Ci-dessous l’exemple du webtoon Because I Can’t Love You :

Extraits du webtoon original Because I Can’t Love You

Mise en page de l’édition papier : les bulles de texte sont intégrées aux illustrations

Enfin, le blanc n’est pas toujours enlevé lors de l’adaptation au papier, il peut être réduit mais rester présent comme dans Colossale. Ce fond blanc permet de garder la verticalité du format webtoon, et parfois les maisons d’édition arrivent à conserver cet aspect numérique comme ici dans cet exemple.

Extraits du webtoon original Colossale

Mise en page de l’édition papier : une grande partie de fond blanc a été gardé, le format numérique s’adapte bien à la page

Grâce au support Webtoon, les petits artistes indépendants peuvent faire connaître leur travail au grand public avant d’être édités en papier. Déposer son manuscrit en maison d’édition ne suffit pas pour être publié, de nombreux artistes se voient refuser leur travail et se tournent donc vers la publication en ligne. Le format webtoon constitue donc une alternative et un tremplin pour l’édition en livre papier.

Chaque format de bande dessinée va attirer un lectorat différent. Les BD en ligne vont attirer des lecteurs généralement jeunes qui veulent lire facilement et rapidement, où qu’ils se trouvent. Les BD papiers attirent un plus grand public, qui veut prendre le temps de lire et de profiter de l’objet livre, en les collectionnant. Ces deux publics ne s’opposent pas et une personne qui lit au format papier peut aussi lire au format numérique.

Éditer un webtoon en papier, c’est faire d’une pierre deux coups : les lecteurs en ligne peuvent se rediriger vers leur série préférée en version collector, et les fans de BD papier découvrent un nouveau format qui aborde des thèmes différents de la BD traditionnelle.

De GUILLAUME Ombeline, JEANJEAN Clémence, MONTARON Faustine et TWOREK Lucie

Le Petit Prince : voyagez dans l’œuvre à l’ère du numérique !

Réalisé par
GRONDIN Charline
HELL Johanna
POTAILLON Jeanne
ROBLIN Tiphaine

Lorsqu’on parle du Petit Prince, tout le monde a en tête ce petit garçon blond qui voyage de planète en planète, de la fameuse phrase “Dessine-moi un mouton”, d’une rose un peu capricieuse et d’une impression d’innocence. On pense aussi à un souvenir d’enfance lointain, d’un livre qu’on a lu à l’école, d’un dessin animé et parfois même d’un parc à thème. C’est comme si tout le monde le connaissait. Comme si tout le monde avait cette histoire en tête sans même l’avoir lue ou relue. 

Et pourtant, en commençant à nous intéresser aux nombreuses adaptations numériques du Petit Prince, nous avons réalisé quelque chose d’assez frappant. Le héros de Saint-Exupéry ne se contente pas de traverser les décennies, il continue de voyager ! La seule différence est qu’aujourd’hui, ces planètes ne sont plus seulement faites de papier mais il voyage dans nos écrans, dans des jeux vidéos, des films d’animations, des livres numériques et des livres audios.

En prenant en compte la nostalgie d’un livre d’enfance et la surprise de le voir encore présent, notre projet est né. Notre objectif était de comprendre comment Le Petit Prince passe du livre papier aux formats numériques mais surtout si ces mêmes transpositions nous permettent réellement de découvrir ou redécouvrir les valeurs et enseignements du conte. Autrement dit, est-ce que le numérique aide réellement Le Petit Prince à parler au monde ou est-ce qu’il le transforme au point de le dénaturaliser et le rendre méconnaissable ?

La plupart d’entre nous ont découvert Le Petit Prince sous forme de livre mais beaucoup l’ont rencontré autrement. Dans un film, un dessin animé, un jeu mobile, un post sur les réseaux sociaux. Parfois on connaît le Petit Prince sans jamais l’avoir vraiment lu. 

Nos souvenirs sont aussi souvent fragmentaires. On se rappelle vaguement d’un enfant qui voyage, peut-être de certaines figures mais rarement de l’ensemble du récit. Comme si le Petit Prince existait plus comme une présence culturelle qu’un texte précis. On s’en souvient comme d’une référence à avoir et qui serait “ancienne”. C’est ce décalage entre livre et image qu’on en garde que nous avons voulu explorer à travers les adaptations numériques.

Un premier constat est frappant. Dans toutes ces adaptations, le cœur du récit est toujours là. Le Petit Prince, la Rose, le Renard, les planètes, les figures, les citations. Tout circule d’un support à l’autre mais chaque format met l’accent sur des aspects différents. 

Le film d’animation par exemple transforme le conte en récit émotionnel accessible à un jeune public. Le jeu vidéo propose une expérience immersive visant un public plus âgé où le joueur peut traverser les mondes à la manière du Petit Prince et suivre ses pas. Les livres audios redonnent une voix au texte en leur donnant parfois une dimension poétique à la portée de tous. 
L’histoire est déplacée dans un autre média, un autre support, peut-être parfois à une autre tranche d’âge et propose une nouvelle lecture. 

Le Petit Prince n’est pas seulement un souvenir d’enfance figé. Il devient un objet culturel transmédiatique. Il circule entre le livre, l’écran, le jeu et l’audio tout en touchant des publics qui n’auraient peut-être jamais ouvert l’édition papier. Il permet une nouvelle vague de découverte et de redécouverte. 

C’est aussi particulièrement notable chez les jeunes générations pour qui le premier contact de l’œuvre se fait à travers un film ou une plateforme numérique avant de revenir au livre.

Le passage  au format numérique est une manière d’avancer avec son temps. Mais cette approche pose aussi problème. Les adaptations peuvent simplifier le texte, effacer certains aspects profonds qui poussent à la réflexion ou même transformer le récit en divertissement. L’intérêt principal n’est plus centré sur la transmission de valeurs mais de retenir l’attention du consommateur en simplifiant ce contenu. 
Ce projet à permis de voir Le Petit Prince autrement. Non pas comme un livre du passé, mais comme une œuvre en mouvement qui se réinvente à travers les technologies numériques. Comme le héros voyage de planète en planète, ses enseignements survivront de support en support. C’est cet esprit que nous avons voulu conserver dans notre carte interactive.

Finalement, un petit livre écrit pendant le Seconde Guerre mondiale qui critique la modernité technique survit grâce à cette même modernité au fil des années.

Bibliographie 

Lien du meme 

https://makeameme.org/meme/the-little-prince-7039dbd47e

Lien du poster

https://drive.google.com/file/d/1oxai4TJqNLmF8KL6arHrbfaU8V2lX_3R/view?usp=sharing

Lien de la carte interactive 

Carte disponible sur le poster (scannez le QR code !)

Les dystopies utilisées comme mise en garde face au danger du numérique

Avez-vous déjà ressenti cette sensation d’être observé, surveillé, voire même filmé ? Que vos données sont collectées sans que vous ne sachiez par qui et pourquoi ? 

Nous nous sommes aussi posé ces questions ! On a donc voulu en savoir plus en se basant sur un genre spécifique de la littérature !

Les humanités numériques nous ont poussés à étudier le danger des technologies dans les romans dystopiques. Les auteurs de ces œuvres  dépeignent une société imaginaire où les dirigeants exercent une autorité totale, et pour cela ils n’hésitent pas à exploiter le numérique. Mais nous verrons que dans certaines œuvres, des entreprises indépendantes prennent le contrôle et peuvent être apparentées à un gouvernement totalitaire. On remarque notamment une surveillance accrue via des caméras ou des micros, mais également un contrôle de la pensée avec des messages idéologiques diffusés dans les espaces publics comme privés. Les technologies offrent un impact à grande échelle car elles touchent tout le monde ! 

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur la dystopie, nous vous invitons à consulter cette vidéo : Que racontent les dystopies ? | Licence Artistique

Et si vous voulez en savoir plus sur le numérique, consultez celle-ci : https://www.youtube.com/watch?v=ovo2ci5bKqk&t=26s

La dystopie étant un genre littéraire apparu pour la première fois au XIXe siècle, nous avons voulu comparer deux best-sellers du genre, de deux époques différentes : 1984 de George Orwell (1949) et Le Cercle de Dave Eggers (2013). Malgré une certaine similitude sur le contrôle de l’individu, nous avons remarqué des différences dans la façon de l’instaurer. Chez George Orwell, le contrôle et la surveillance sont maintenus par des menaces de représailles, comme l’usage de la force avec la torture ou encore la mise à mort. Dans Le Cercle, on retrouve plutôt une manipulation avec une illusion de la liberté. Le gouvernement fait croire à la population qu’elle choisit sa condition, alors qu’en réalité on leur vend l’équité et la liberté en échange de toute leur vie privée. On remarque la différence d’époque entre les deux œuvres par le procédé plus insidieux chez Dave Eggers, reflétant une société plus actuelle qui s’attache davantage à sa liberté, que celle de 1984

Les mises en garde sur le numérique ont donc commencé tôt dans le genre dystopique, mais avec nos avancées technologiques, elles sont de plus en plus importantes. Dans Le Cercle, il faut donner accès à toutes ses informations pour avoir une vie meilleure. Vous pensez que nous n’en sommes pas encore là ? Détrompez-vous ! Allez donc sur internet et ouvrez n’importe quel site. La première page qui s’affiche va vous demander une petite action. Vous savez le fameux « Acceptez les cookies ». Et bien ce sont vos données ! 

Comme Jean de la Fontaine le préconise dans sa fable « Le pouvoir des Fables » : 

« Le monde est vieux, dit-on : je le crois ; cependant 

Il le faut amuser encor comme un enfant ».

Les dystopies sont donc un moyen de mettre en garde de façon ludique, elles passent par le divertissement pour instruire et n’hésitent pas à utiliser l’extrême pour susciter la peur. Cependant, il faut tout de même garder à l’idée que ce ne sont que des mises en garde, ne devenez donc pas parano à l’idée de surfer sur le net ! 

Pour connaître les dangers d’internet, consultez : Quels sont les dangers d’Internet ? – 1 jour, 1 question

Après notre petit speech, il faut avant tout retenir qu’il est important de se protéger face au numérique, pour cela nous vous renvoyons à cette vidéo qui explique pourquoi et surtout comment le faire : C’est quoi la protection des données personelles ? (EP. 617) – 1 jour, 1 question

Da Cunha Dias C. , Ferreira Velho C. , Hedin C. , Lefebvre M

W3C.humanites.numeriques@gmail.com

Détermination des particularités stylistiques de l’écriture de Marie-Hélène Lafon dans Les pays à l’aide d’une analyse au moyen des outils de TAL

« J’ai l’impression que dans ce livre, des phrases sont interminables. »
Avez-vous déjà constaté ceci ? Des phrases qui n’en finissent pas ? Un rythme rapide, haletant ?

D’accord, mais qu’est-ce qui fait ce rythme ? On se pose rarement cette question en lisant. Soit ça nous plait, soit on est tout le temps en train de se perdre dans les digressions. Quoiqu’il en soit, on doit avouer que finalement, cette lecture s’est inscrite dans notre mémoire

Eh bien, l’auteur est parvenu à rendre son œuvre originale ! Les écarts par rapport à ce qu’on considère comme un standard de langage littéraire aident à constituer le style de l’auteur. Parmi ces écarts, on retrouve la longueur des phrases.

En effet, pour pouvoir caractériser le style d’un auteur, les chercheurs littéraires ont besoin d’en repérer certains traits. D’habitude, c’est une expertise qui se fait de façon « manuelle », par la lecture minutieuse où l’on porte attention à ce qui est spécifique dans l’écriture. Qu’est-ce qu’on observe de plus près ? Outre la manière dont l’écrivain structure son énoncé, on peut ainsi repérer les champs lexicaux et la thématique, les parties du discours et les temps verbaux les plus utilisés, le ton etc. Pensez-vous que le numérique puisse s’avérer utile dans cette analyse subtile où prime la sensibilité du lecteur pour la langue ?

Alors, on a essayé et les résultats nous ont surpris ! En fait, on a pris l’exemple d’un récit où dominent les phrases amples, avec plusieurs propositions qui s’enchaînent et des énumérations nombreuses. Vous pourriez tout de suite penser à un exemple par excellence, Marcel Proust. Nous avons pourtant choisi un récit beaucoup moins connu et beaucoup plus court, mais aussi lyrique. Il s’appelle Les pays et a été écrit par une auteure contemporaine reconnue, Marie-Hélène Lafon.

Après avoir déterminé les caractéristiques de cette œuvre par une analyse traditionnelle, nous nous sommes penchés vers les outils de TAL (traitement automatique du langage). Voilà ce que l’outil Pandore Toolbox nous a affiché pour la longueur moyenne des phrases dans le premier chapitre :

Bien sûr, le résultat va dépendre de ce qu’on comprend par un mot, car différents logiciels de TAL peuvent compter d’une manière inégale (pensez aux formes élidées avec l’apostrophe, par exemple). Nous avons ainsi eu des résultats qui différaient de 10 mots, donc cette statistique n’est pas tout à fait fiable. Mais déjà… même 46 mots par phrase, c’est beaucoup, n’est-ce pas ?

Ensuite, on s’est posé la question sur des mots qui dominent le livre. Pendant la lecture, on peut le repérer intuitivement, mais si on a la possibilité de regarder un nuage de mots, c’est très intéressant et éloquent.

Ceci est une statistique fournie par l’outil de TAL Voyant Tools. On a repéré, au cours de l’analyse classique, l’importance des figures familiales telles que « père », « mère », « fille », « Suzanne » ou « Henri » (Claire étant la protagoniste). Ici, leur occurrence, c’est noir sur blanc, ou plutôt coloré :-).

Pour finir, nous vous invitons à consulter notre projet, vous en apprendrez beaucoup plus ! On a utilisé plusieurs outils de TAL pour différents domaines de l’analyse. Si, à ce moment, vous commencez à avoir peur que le numérique puisse remplacer l’analyse manuelle, soyez rassuré. D’un côté, les outils automatiques ont fourni des résultats instantanés et visuellement attirants, et ils ont aussi confirmé et précisé les résultats de l’analyse intuitive. D’un autre côté, les données de TAL révèlent aussi les limites des outils automatiques, comme, justement, les différences de nombres entre logiciels ou les erreurs de catégorisation. L’expertise humaine est donc irremplaçable, même si les outils de TAL peuvent s’allier à elle pour la faciliter.

Comment utiliser donc le numérique dans l’analyse littéraire de la manière optimale ? Nous avons constaté que le mieux serait de commencer une analyse générale par les outils numériques, et de remarquer des pistes à travers les résultats. Ensuite, les chercheurs peuvent reprendre ces pistes manuellement pour les approfondir.

Un projet d’Humanités Numériques proposé par Naim Legrand, Hana Mihaljevičová et Nina Simarro

Sources des images :
https://libella.awebi-lab.com/quable_medias/livres/9782283037157.jpg
Pandore Toolbox, https://obtic-gpu1.mesu.sorbonne-universite.fr:8550/
Voyant Tools, https://voyant-tools.org/

Réécrire Pinocchio : adaptations, supports, et transmission

Réécrire Pinocchio : adaptations, supports et transmission d’un mythe moderne

Ce travail propose d’examiner l’évolution de la forme littéraire originale de Pinocchio, œuvre de Carlo Collodi, à travers ses multiples adaptations réalisées dans le champ du cinéma d’animation. Il s’agira d’analyser la manière dont ces transpositions audiovisuelles réinterprètent le conte initial et de mettre en lumière les nouvelles lectures culturelles, esthétiques et symboliques qu’elles produisent dans le contexte contemporain. L’approche adoptée se veut à la fois scientifique et éditoriale : elle repose sur une analyse rigoureuse et méthodique des processus de transformation d’une œuvre littéraire lorsqu’elle change de médium, en mobilisant des outils issus de l’analyse littéraire, esthétique et culturelle, et en comparant les modalités de réception selon les supports de diffusion.

Trois corpus ciblés :

– Le texte d’origine de Collodi (1881)

–  La version Disney (1940)

– La version de Del Toro (2022)

Depuis sa première publication en 1881, Les Aventures de Pinocchio de Carlo Collodi n’a jamais cessé de se transformer. Conte moral, récit d’apprentissage, fable politique, œuvre pour enfants ou méditation philosophique sur la condition humaine : Pinocchio traverse les époques en changeant de forme sans jamais perdre son cœur. Sa pérennité repose précisément sur cette capacité de mutation, où chaque adaptation devient un acte de transmission autant qu’une réinterprétation.

À l’origine, le texte de Collodi s’inscrit dans une Italie récemment unifiée, marquée par la pauvreté, l’analphabétisme et la nécessité de forger des citoyens responsables. Pinocchio n’est pas un héros idéalisé : il est menteur, paresseux, influençable, souvent cruel. Le bois dont il est fait n’est pas noble, mais brut, presque récalcitrant. Collodi propose une pédagogie sévère, parfois violente, dans laquelle le personnage principal meurt pendu dans la première version et qui fut changé après une forte contestation du public.

Le passage d’un format à un autre (du feuilleton journalier au cinéma et à de l’animation stop-motion) agit comme un prisme. Chaque médium sélectionne, accentue ou efface certains aspects du récit. L’adaptation animée de Disney (1940), par exemple, adoucit radicalement l’univers de Collodi. La violence morale est atténuée, la figure paternelle de Geppetto devient plus tendre, et transforme le pantin en un petit garçon (chose qui n’est pas présente dans le texte original). Cette version, devenue canonique pour des générations, transmet une vision optimiste et universaliste de l’enfance, au prix d’une simplification idéologique.

À l’inverse, les adaptations contemporaines tendent à revenir à la rugosité originelle du mythe, tout en la réinscrivant dans des problématiques modernes. Le Pinocchio de Guillermo Del Toro (2022) illustre parfaitement cette dynamique. En choisissant la stop-motion, un art lent, artisanal et visible dans sa matérialité, Del Toro fait écho au bois, à la fabrication, au geste créateur. Le pantin n’est plus seulement un enfant à corriger, mais une créature radicalement autre, immortelle dans un monde obsédé par la mort.

Le déplacement du récit dans l’Italie fasciste est central. Là où Collodi parlait de conformité sociale, Del Toro interroge l’obéissance idéologique. Pinocchio n’est plus puni pour son refus d’obéir, il devient au contraire une figure de résistance, incapable de se plier aux injonctions autoritaires. La transmission ne se fait plus dans un sens vertical du père à l’enfant, de la société à l’individu mais dans un dialogue conflictuel, où l’amour ne passe pas par la normalisation.

Cette relecture montre que la pérennité d’un mythe ne tient pas à sa fidélité littérale, mais à sa capacité à accueillir de nouvelles lectures. Pinocchio survit parce qu’il pose des questions fondamentales : qu’est-ce qu’être humain ? Faut-il mériter l’amour ? La désobéissance est-elle une faute ou une nécessité ? Chaque époque reformule ces interrogations à travers ses propres angoisses et ses propres outils narratifs.

Ainsi, de Collodi à Del Toro, Pinocchio ne cesse de mourir et de renaître. Il se transmet non comme un objet figé, mais comme une matière vivante, malléable, prête à être taillée à nouveau. C’est dans cette tension entre héritage et transformation que réside sa véritable immortalité.

Écrire, publier, réussir : devons-nous encore passer par des maisons d’édition ?

Publier un livre n’a jamais été aussi simple … Aujourd’hui, quelques clics suffisent pour mettre un roman en ligne, le rendre accessible à des milliers de lecteurs et, parfois, connaître un succès fulgurant ! Plus besoin de lettre de motivation, de comité de lecture ni d’attente interminable. Bienvenue dans l’ère de l’auto-édition numérique !

Des plateformes comme Amazon Kindle Direct Publishing, Wattpad ou Kobo Writing Life ont profondément transformé le monde du livre. Elles offrent aux auteurs la possibilité de publier leurs textes sans passer par une maison d’édition traditionnelle. Cette évolution donne l’impression d’une liberté totale : écrire, publier, diffuser, sans intermédiaire. Une promesse séduisante, surtout pour celles et ceux qui peinent à trouver leur place dans les circuits classiques.

Publier, ok … mais être lu ? 

Si publier est devenu facile, être lu reste un véritable défi. Sur ces plateformes, des milliers de textes sont mis en ligne chaque jour. La visibilité ne dépend plus seulement de la qualité littéraire, mais aussi, et surtout, de la popularité. Nombre de vues, de commentaires, de partages … ; ce sont désormais ces indicateurs qui font exister une œuvre. La reconnaissance passe par les lecteurs avant de passer par les institutions.

Wattpad incarne parfaitement cette nouvelle logique. À la fois plateforme d’écriture et réseau social, elle permet aux lecteurs de commenter directement les textes, parfois phrase par phrase. L’écriture n’est plus figée : elle évolue au fil des réactions. Les lecteurs deviennent des participants actifs, presque des co-créateurs. Cette interaction permanente transforme la relation au texte et crée de véritables communautés autour des histoires. Certaines pratiques, comme la fanfiction, y trouvent un espace d’expression privilégié, loin des cadres éditoriaux traditionnels.

Cette nouvelle façon de publier change aussi profondément le rôle de l’auteur. En auto-édition, l’écrivain ne se contente plus d’écrire. Il doit aussi corriger son texte, penser sa mise en page, choisir une couverture accrocheuse, fixer un prix, assurer sa promotion sur les réseaux sociaux et analyser les statistiques de lecture. L’auteur devient un véritable touche-à-tout, souvent qualifié d’« auteur-entrepreneur ». Cette autonomie peut être stimulante, mais elle s’accompagne d’une réalité plus dure : une concurrence massive et une forte précarité. Car si tout le monde peut publier, très peu parviennent réellement à émerger.

Pour autant, l’auto-édition n’est plus un phénomène marginal. Elle est devenue un terrain d’observation privilégié pour les maisons d’édition traditionnelles. De nombreux best-sellers récents en sont issus. After, Cinquante Nuances de Grey ou encore Captive ont d’abord connu le succès en ligne avant d’être repris par de grands groupes éditoriaux. Dans ces cas-là, le succès numérique sert de test grandeur nature. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et rassurent les éditeurs.

Les maisons d’édition : la fin d’une ère ? 

Le rôle des maisons d’édition n’a donc pas disparu. Il s’est transformé ! Elles interviennent désormais souvent après coup, pour accompagner, retravailler et amplifier des succès déjà existants. Elles apportent ce qui manque le plus souvent à l’auto-édition : un travail éditorial approfondi, une diffusion en librairie et une reconnaissance médiatique durable. L’éditeur devient moins un gardien de l’accès à la publication qu’un label de légitimité.

Plutôt que de s’opposer, auto-édition et édition traditionnelle coexistent désormais. La première offre une grande liberté et une réactivité immédiate, tandis que la seconde garantit une structuration, une visibilité institutionnelle et une reconnaissance à long terme. Entre les deux, les frontières deviennent de plus en plus floues.

L’auto-édition numérique ne signe donc pas la fin du monde du livre tel qu’on le connaissait, mais sa profonde transformation. Elle interroge la valeur littéraire, la place des lecteurs et le rôle des intermédiaires. Plus qu’une simple alternative, elle révèle un paysage éditorial en pleine mutation, où publier est à la portée de tous, mais où être reconnu reste un enjeu central.

Alors, allez-vous vous laisser tenter par l’auto-édition … ? 

Afin de faire votre choix entre maisons d’édition classiques et auto-édition, nous vous recommandons de visionner cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=xPMbtMwBMbo.

De Wattpad à la librairie – Quand les likes deviennent des livres

Si vous avez déjà traîné sur Wattpad, vous savez à quel point on peut se laisser happer par une histoire publiée chapitre après chapitre, souvent écrite tard le soir par quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans une maison d’édition. Et pourtant… certaines de ces histoires finissent bel et bien en librairie, avec une couverture brillante, un code‑barres, et parfois même une adaptation Netflix.

Comment passe‑t‑on d’un texte écrit « pour le fun » à un roman publié, marketé, vendu, commenté ? C’est exactement ce que nous avons voulu comprendre dans notre projet de recherche.

Aujourd’hui, nous vous emmenons dans les coulisses de ce phénomène fascinant où les likes deviennent des livres.

Wattpad, un terrain de jeu … mais aussi un tremplin

Wattpad, c’est un peu le YouTube de l’écriture : n’importe qui peut publier, n’importe quand, et surtout n’importe comment. Pas besoin d’éditeur, pas besoin de validation. On écrit, on poste, on attend les réactions.

Mais derrière cette apparente liberté se cache un écosystème très structuré : algorithmes, classements, hashtags, badges, statistiques… Tout est pensé pour faire circuler les textes et mettre en avant ceux qui génèrent le plus d’engagement.

Ce qui nous a frappé, c’est à quel point la plateforme brouille les frontières : l’auteur n’est plus seul, le lecteur n’est plus passif, et l’éditeur n’est plus le premier à repérer un talent. La communauté devient un véritable moteur de légitimation.

Une écriture façonnée par les lecteurs

Sur Wattpad, on ne lit pas seulement une histoire : on la commente, on la discute, on la co‑construit. Les commentaires intégrés au texte créent une lecture presque « en direct », où les lecteurs réagissent à chaque rebondissement. Certains encouragent, d’autres corrigent, d’autres encore proposent des idées. Et les auteurs en tiennent compte.

Les chiffres, un argument éditorial

Ce qui intéresse les maisons d’édition, ce ne sont pas seulement les textes : ce sont les données. Vues, likes, commentaires, ajouts en bibliothèque… Ces métriques deviennent de véritables indicateurs de potentiel commercial.

Un roman qui cumule des millions de lectures sur Wattpad, c’est un roman qui a déjà prouvé qu’il pouvait réunir une communauté. Pour un éditeur, c’est rassurant : le public existe déjà.

C’est ainsi qu’Anna Todd, Daenna Cameron ou Lilly Sebastian ont été repérées. Leurs textes n’étaient pas seulement populaires : ils étaient engageants, commentés, partagés. Ils avaient une vie.

Du texte en ligne au livre imprimé

On pourrait croire qu’il suffit de copier‑coller le texte Wattpad dans un fichier Word et de l’envoyer à l’imprimeur. En réalité, le passage à l’édition implique une transformation majeure.

Les textes Wattpad sont souvent très longs, très fragmentés, très spontanés.

L’édition impose au contraire :

  • Une structure plus cohérente
  • Un style harmonisé
  • La suppression des apartés adressés aux lecteurs
  • La réécriture de passages problématiques
  • Parfois même la modification des personnages (comme Hardin Scott, ex-Harry Styles dans After).

Marketing : un nouvel habillage pour un nouveau public

Une fois le texte retravaillé, il faut le vendre. Et là encore, Wattpad laisse son empreinte.

Les couvertures reprennent les codes des genres populaires sur la plateforme : romance colorée, thriller sombre, fantasy lumineuse.

La mention « phénomène Wattpad » devient un argument commercial. Les booktokers, bookstagrammeurs et communautés de fans sont mobilisés pour assurer la promotion.

Le livre n’est plus seulement un texte : c’est un produit culturel pensé pour un marché précis.

Parce que Wattpad n’est pas seulement un site d’écriture : c’est un laboratoire littéraire.

Il révèle comment les pratiques d’écriture évoluent à l’ère numérique, comment les lecteurs deviennent des acteurs, comment les éditeurs s’adaptent à de nouvelles formes de légitimation.

Et surtout, il montre que la frontière entre amateur et professionnel n’a jamais été aussi poreuse.

La comparaison des contes littéraires et les dessin animés Disney

Projet des humanités numériques M1 Lettres modernes

Le poster de notre projet de recherche

Voici le bouton Télécharger ci-dessous

Les corpus ciblés

Nous avons choisi respectivement les oeuvres La Blanche-neige, La Belle au bois dormant, Cendrillon et la petite sirène sous les versions littéraires sur le site Gallica ainsi que les versions Disney sur le site de sous-titre sur Subtitles et 4subscene

Les caractéristiques des contes littéraires et les films Disney

Les corpus ciblés

Nous avons choisi respectivement les oeuvres La Blanche-neige, La Belle au bois dormant, Cendrillon et la petite sirène sous les versions littéraires sur le site Gallica ainsi que les versions Disney sur le site de sous-titre sur Subtitles et 4subscene

Les contes littéraires

Comme les textes littéraires est un oeuvre plutôt dans le domaine littéraire, ils mettent plus de l’accent sur la narration et les contexte des personnages, par exemple où la mère de la princesse est et comment la situation est sur les personnages principaux

Les films Disney

Les caractéristiques les plus marquants dans la version Disney est qu’il y a de la chanson toujours, les personnages expriment leurs sentiments en chantant. De plus, le mot l’amour apparaît toujours dans leur paroles

La recherche par les outils numériques

Afin de répondre au problématique de notre recherche, nous avons utilisé les outils comme le terminal et Treetagger sur la notion de TAL qui consiste à analyser les textes sur le domaine linguistique. En gros, notre but est de distinguer l’expression de la version littéraire et celle de Disney. Dans un premier temps, c’est qu’il y a beaucoup de dialogues dans les films et leurs tournures sont assez orales comme ce que nous utilisons dans la vie quotidienne, par exemple Zut, alors, mon Dieu. L’émotion est plus fort par rapport aux phrases littéraires qui soulignent le récit et la formalité

— La princesse et le prince —

Nous voyons que malgré dans la version Disney ou les contes, l’amour soit toujours le vainqueur !

— La princesse et la mauvaise reine —

Malheureusement, il y a toujours un vilain qui vient intervenir la vie paisible de la princesse

Suivez-nous dans l’univers des histoires Disney

Bibliographie

Mazarine Vertanessian, 10 enseignements sur l’amour à retenir de nos Disney préférés, le 28 Mai 2015. [En ligne : https://www.aufeminin.com/vie-de-couple/10-enseignement-sur-l-amour-a-retenir-de-nos-disney-preferes-s1395804.html]. Consulté le 8 janvier 2025.

Raphaëlle Raux-Moreau, Maléfique, Cruella, Jafar… On adore détester les méchants de Disney ! le 16 octobre 2015. [En ligne : https://www.allocine.fr/diaporamas/cinema/diaporama-18633883/]. Consulté le 8 janvier 2025.

Cartographier La Pérégrination vers l’Ouest,

ou

Comment passer de ça

À ça

En effet, pour ceux qui connaissent un peu le texte, vous aurez vite remarqué que les aventures du Roi-Singe et de ses compagnons se déroulent dans un monde dont la géographie est basée sur un syncrétisme bouddhiste-daoiste : le monde matériel, un disque plat, est constitué de quatre continents flottant sur un océan autour du Mont Méru (ou Sumeru), une montagne sacrée à cinq sommets, centre des univers matériels et spirituels dans les cosmologies hindous et bouddhistes. En haut de cette montagne se trouve le paradis daoiste, où se trouvent les trente-trois palais, référence aux trente-trois dieux qui y vivent d’après la mythologie hindou. 

Bref, comment représenter tout cela sur une carte basée sur la géographie réelle ?

Source : https://blackbeltinthinking.com/wp-content/uploads/2022/08/Hand-draw-question-marks-with-young-woman-1134373862_2406x1251.jpeg

En fait, cette cosmogonie peut-être interprétée à partir de recherches historiques et archéologiques, qui permettent d’émettre des hypothèses sur les prototypes ou pendants réels des lieux géographiques mythologiques du récit.

Ainsi le Mont Méru pourrait correspondre, selon certains chercheurs, au mont Kailash, au Tibet, ou alors à la chaîne de montagne des Pamirs, au nord-ouest du Kashmir. Et le site du Mont de Fleurs et de Fruits, lieu de naissance de notre cher Roi-Singe, aussi appelé le Mont Huaguo, est revendiqué par la montagne Huaguoshan, devenue une destination touristique populaire au Lianyungang, une ville chinoise. 


Cependant, les ambivalences restent importantes: le Comité de Recherche sur la Culture de la Pérégrination vers l’Ouest a conclu en 2010 que le prototype du Mont de Fleurs et de Fruits correspondrait plutôt au mont Huaguoshan à Loufan, et d’autre chercheurs ont proposé des sites tels que la montagne Baoshan à Shunchang, ou encore le mont Tai à Shandong.

Comment démêler tout cela ?

Nous pourrions choisir une seule localisation parmi les hypothèses actuellement étudiées, ce qui impliquerait de sélectionner des critères : choisirait-on l’hypothèse la plus populaire ? La plus ancienne – ou, à l’inverse, la plus récente ? Celle qui convient le mieux à notre carte ? Un vrai casse-têtes…

Mais surtout, est-ce réellement nécessaire ? En effet, qui dit que nous sommes obligés de fixer un seul lieu réel ? Il s’agit avant tout de représenter cartographiquement le voyage des personnages du roman; en d’autres termes, de cartographier un récit de voyage, c’est-à-dire chercher une autre manière de le raconter. 

De plus, et c’est tout l’intérêt du format numérique, l’interactivité de la carte permet d’explorer plusieurs localisations potentielles pour le même lieu ou évènement.

Ainsi, l’approche qui tente d’extraire toutes les données géographiques du roman pour les associer de manière systématique à un lieu réel révèle avant tout les limites et les possibilités de l’interprétation cartographique. L’objectif n’est peut-être pas tant de fixer un point exact sur une carte, mais plutôt de re-présenter le récit, à travers une représentation fluide et ouverte.

L’avenir des œuvres classiques grâce aux outils numériques

À l’avenir, nous espérons aussi pouvoir proposer un modèle pour la cartographie d’autres oeuvres de ce type, toujours dans la perspective de les rendre plus accessibles à un public contemporain, et notamment en tant qu’outil pédagogique : ne serait-ce pas intéressant d’égayer les cours d’histoire-géo, de littérature ou de langues de nos jeunes en les envoyant chercher quelques sutras avec le Roi-Singe ?


Pour découvrir (ou redécouvrir) l’histoire de La Pérégrination vers l’Ouest, nous vous invitons à regarder cette vidéo qui en propose un très bon résumé.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=gHedxn52Ifk

Apolline Stern
Kaiyuan Tan

VISUAL NOVELS : Dans quelle mesure les éléments interactifs dans les visual novels permettent d’impliquer le lecteur dans l’histoire ?

Tanfin Lisa et Ferrari Jade

N’avez-vous jamais rêvé d’être le héros de votre propre histoire ? Avec les visual novels, ce rêve peut devenir réalité. Parmi plus de 32 000 visual novels présents, vous trouverez sûrement une histoire qui vous plaît. Que vous vouliez de la romance, du suspense ou encore de l’aventure, tout est possible. Depuis leur invention au Japon dans les années 80, le genre n’a cessé de se développer partout dans le monde et il est très vite devenu populaire. Vous pouvez y jouer sur PC et sur votre smartphone mais il existe aussi des versions sur les différentes consoles de jeu. Vous n’avez plus aucune excuse pour commencer à vivre une de ces palpitantes histoires.

Les visual novels vous plongeront dans des histoires aussi haletantes qu’intéressantes avec de nombreux décors réalisés pour vous plonger dans l’intrigue et faire partie de l’univers du visual novel que vous avez choisi. V ous pourrez interagir avec d’autres personnages qui font partie du jeu pour trouver votre âme sœur ou encore le meurtrier d’une affaire de police. Vous pouvez choisir qui vous voulez devenir et faire des choix qui influenceront le cours des choses.

Si vous voulez devenir une lycéenne qui vit des aventures au lycée et qui recherche l’amour, choisissez Amour Sucré et devenez l’héroïne du lycée Sweet Amoris. Vivez de nombreuses aventures et rencontrez de nombreux élèves. Lequel fera battre votre coeur ?

Vous avez envie de résoudre des crimes et de défendre les innocents ? Jouez à Ace Attorney et devenez un grand avocat de la défense en résolvant de nombreuses affaires ! Enfilez votre plus beau costume et allez défendre vos clients au tribunal.

Si vous préférez une ambiance plus oppressante et angoissante, vous pouvez jouer à Umineko no Naku Koro ni. Vous vous retrouverez bloqués sur une île à la suite d’une tempête et devrez survivre à une série de meurtres étranges. Qui essaye de récupérer l’héritage de votre famille richissime ?

Les visual novels nous permettent de s’impliquer dans une histoire. C’est à nous, joueurs, de faire les bons choix pour obtenir la fin que l’on souhaite. Les décors servent à nous faire voyager dans l’histoire, les sons d’ambiance à nous plonger totalement dans le jeu et les divers choix à faire seront d’autant plus importants. Nos émotions vont influencer nos choix, on voudra tout faire pour sortir avec notre garçon préféré, on essayera de devenir un bon enquêteur en essayant de résoudre les mystères. Cependant, vous ne serez pas à l’abri de faire de mauvais choix.

Quand on lit un livre, on se plonge dans l’histoire et on s’identifie aux personnages. Avec les visual novels, vous pourrez devenir ces personnes que vous avez toujours lu sans être acteursde leurs décisions. Alors, qu’attendez-vous ? Lancez-vous dans les incroyables histoires des visual novels !

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